13 août 2010
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auteur née une année en 0 :
Iris à Ouessant photo Jalm cliquez sur l'image
Mon oeil distrait, errant dans la prairie,
T'a reconnue avec transport.
Suis-moi, rappelle à mon âme attendrie
Les moments passés sur ce bord.
Mais non, fleuris et meurs sur ce rivage,
J'y voudrais mourir près de toi...
Je pars... Vous tous dont j'emporte l'image,
Souvenez-vous de moi !
Pauline de FLAUGERGUES (1810-1853)
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né une année en 0
12 août 2010
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à Fougères photo Jalm cliquez sur l'image
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rimes en rives
11 août 2010
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auteur né une année en 0 :
la recouvrance à Molène photo Jalm cliquez sur l'image
Comme un navire en mer au fort de la tourmente,
Prêt à choquer les rocs par les vents agité,
Sitôt qu'un feu de joie a montré sa clarté,
L'air se tait, l'eau se calme, et l'orage s'absente,
La nef sans peur recourt sur sa première sente
Au rivage étranger qu'elle avait écarté,
Fait voile assurément, mire son nord quitté,
Et selon son dessein surgit au port contente,
Mon âme ainsi, battue et des vagues d'ennui
Et des rocs du malheur, périssait aujourd'hui
Au gouffre de ses maux, sans la faveur divine.
Ton oeil, mon feu de joie, ô Dieu, m'a secouru,
Et ta main m'a d'enfer demi-mort recouru :
Ainsi vit qui en temps sent ta grâce bénigne.
André Mage de FIEFMELIN (1560-1603)
Je suis désolé pour l'absence d'image ces derniers jours, mais j'ai quelques soucis avec OB pour charger et publier des photos sans doute à cause de conflits entre différents logiciels, bref rien de très poétique !...
Janus
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né une année en 0
8 août 2010
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cliquez sur l'image
Chemins de traverse
la fenêtre sur la mer
une échappée belle
Sélène
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haïkhouhou
7 août 2010
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affiche de Théophile-Alexandre Steinlen pour en savoir plus sur le chat noir cliquez sur l'image
Le bois antique et jeune encore
Dans sa beauté calme apparaît,
Empourpré de lueurs d’aurore :
Salut, chênes de la forêt !
Vous vivez entre deux abîmes,
Plongeant du pied sous le sol dur
Et portant vos têtes sublimes
Au cœur de l’immortel azur
Vous avez de la grâce et de la force,
Car les oiseaux vous font chanter,
Et sur votre rugueuse écorce
L’effort du temps vient avorter.
Aussi, malgré la bise noire,
L’hiver nu, le torride été,
Vous portez fièrement la gloire
De votre verte éternité !
Maurice Bouchor,
Choix de poésies, 1903, Premier poème de la partie "Dans la forêt"
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le chat noir
6 août 2010
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la palice en lices
5 août 2010
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au mémorial de Camaret photo Jalm cliquez sur l'image
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rimes en rives
4 août 2010
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cimetière Saint Martin à Brest, photo Jalm cliquez sur l'image
Dans ces lieux, un moment, recueille-toi, mon âme !...
Tombeaux ! votre éloquence, avec un trait de flamme,
A gravé dans mon coeur le néant des plaisirs ;
Cessons donc ici-bas de fixer nos désirs,
Tout n'est qu'illusion, d'illusions suivie,
Et ce n'est qu'à la mort où commence la vie.
Aimé FEUTRY (1720-1789)
extrait de "les tombeaux"
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né une année en 0
3 août 2010
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pour en savoir plus sur Omar cliquez sur l'image
O mon coeur ! puisque ce monde t'attriste,
que ton âme si pure doit se séparer de ton corps, va t'asseoir
sur la verdure des champs et réjouis-toi pendant quelques jours,
avant que d'autres verdures jaillissent de ta propre poussière.
Omar Khayyam (1046-1131) les roubaïates
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roubaïates
2 août 2010
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ail sauvage à Ouessant photo JJB, cliquez sur l'image
Non ce ne sont pas les ailes des goélands
Qui ornent fièrement les coiffes Ouessantines
Ce ne sont que les bras entrecroisés du temps
Sémaphore assombri d'angoisses légitimes!
La femme d'Ouessant, fière de son statut
Sait retrousser les manches pour emplir l'écuelle,
Quand son homme est en mer c'est presqu'à son insu
Qu'elle tond les moutons, rien n'est trop dur pour elle!
Son visage buriné aux cisailles du vent
A su garder intact la couleur des prunelles
Son geste est resté sur et précis comme avant
Elle érige les "gwasheds" qui courent en ribambelles!
Avez-vous observé ces rides et ce pli
Qui creusent leurs sillons aux confins des paupières
Ils se sont incrustés à fixer l'infini
D'horizons incertains aux fosses meurtrières!
Ne portant ni voilette, ni mouchoir élégant,
Elle essuie ses chagrins, le nez dans les étoiles
Et lorsque le jour sombre au sein de son couchant,
La Ouessantine rêve enroulée dans ses voiles!...
Annie Avril. juin 2010
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temps-pestif