ail sauvage à Ouessant photo JJB, cliquez sur l'image
Non ce ne sont pas les ailes des goélands
Qui ornent fièrement les coiffes Ouessantines
Ce ne sont que les bras entrecroisés du temps
Sémaphore assombri d'angoisses légitimes!
La femme d'Ouessant, fière de son statut
Sait retrousser les manches pour emplir l'écuelle,
Quand son homme est en mer c'est presqu'à son insu
Qu'elle tond les moutons, rien n'est trop dur pour elle!
Son visage buriné aux cisailles du vent
A su garder intact la couleur des prunelles
Son geste est resté sur et précis comme avant
Elle érige les "gwasheds" qui courent en ribambelles!
Avez-vous observé ces rides et ce pli
Qui creusent leurs sillons aux confins des paupières
Ils se sont incrustés à fixer l'infini
D'horizons incertains aux fosses meurtrières!
Ne portant ni voilette, ni mouchoir élégant,
Elle essuie ses chagrins, le nez dans les étoiles
Et lorsque le jour sombre au sein de son couchant,
La Ouessantine rêve enroulée dans ses voiles!...
Annie Avril. juin 2010







