l'apophtegme est une sentence ou une maxime comme celles que l'on trouve souvent associées aux cadrans solaire. En voici deux exemples :
"Mortel, sais-tu à quoi je sers ? A marquer les heures que tu perds."
"Bonne ou mauvaise je marque l'heure, tant mieux qui rit, tant pis qui pleure."
En ce mois d'été où le soleil est théoriquement très présent dans le ciel, je vous invite à vous amuser à un jeu d'ombre et de lumière en écrivant des maximes destinées à orner le cadran solaire virtuel qui marque le Temps-Pestif...
jardin médiéval de l'abbaye de Daoulas photo Jalm 06/08
règle : composez un apophtegme constitué d'un distique d'hexamètres rimés (strophe de deux vers de 6 pieds). Rédigez-le sur le thème du cadran solaire mais en évitant si possible d'utiliser les mots temps et heure. Sachant que le "style" appelé aussi "gnomon" est la partie du cadran qui projette son ombre, je serais tenté de baptiser du nom "d'apophtegnomon" le texte obtenu ressemblant à ceux-ci :
et malgré les nuages elles marquent notre âge
saisis l'instant présent sois présent à l'instant
c'est en pleine lumière que mon style vous sert
le soleil tôt ou tard nous marque de son dard
de Jean-Luc Aotret
devenez les gnomonistes du verbe en mesurant la fuite du temps à l'aune de vos vers, à glisser dans les commentaires comme d'habitude...
Ce jeu durera le temps qu'il durera, date à compter de laquelle un jury de l'association An Amzer Poésies statuera pour désigner une gagnante ou un gagnant à qui sera offerte une publication des Editions An Amzer.
Vous êtes également instamment conviés à laisser vos appréciations dans les commentaires.
Poétickets écrits et lus par les poètes, grands et petits. Tickarts. Double tickart pour Mazarine et tickarnivore. Abribus multicolore. Gâteau du Fournil de Lambé. Applaudissements redoublés d'Elodie et Kelly. Rêve de François Cogan.
O mon pauvre coeur! ton sort est d'être meurtri jusqu'au sang par le chagrin, puisque ta nature veut que tu sois chaque jour accablé d'un nouveau tourment, alors, ô âme! dis-moi ce que tu es venue faire dans mon corps, dis, puisque tu dois enfin le quitter un jour ?