chuchotement de l'amour de William Bouguereau, cliquez sur l'image
Quand l'amour est bohème,
Cupidon s'en fout
Ses flèches, il essaime
Aux quatre vents fous
Adieu, tous les je t'aime
Courrons le guilledou.
Claudie
chuchotement de l'amour de William Bouguereau, cliquez sur l'image
Quand l'amour est bohème,
Cupidon s'en fout
Ses flèches, il essaime
Aux quatre vents fous
Adieu, tous les je t'aime
Courrons le guilledou.
Claudie
l'amour s'envole de William Bouguereau, cliquez sur l'image
Reste-t-il une trace
de nos rendez-vous ?
Le vetiver fugace
s'envole et se dissout...
le souvenir s'efface,
Cupidon s'en fout !
Yvette
cupidon et "jeunesse" de William Bouguereau, cliquez sur l'image
Le coeur dans l'allégresse
Chante l'Andalou
Le bellâtre intéresse
Cupidon s'en fout
Son esquise maîtresse
Guette le filou.
Marylène
le premier baiser de William Bouguereau, cliquez sur l'image
Je l’ai tant imploré
Cupidon s’en fout
Je suis désespéré
Dans mon amour fou
Alors pour t’adorer
Je suis à genoux
Dông Phong
résistance à l'amour de William Bouguereau, cliquez sur l'image
Une flèche s'est perdue,
Cupidon s'en fout.
Quelqu'un l'aurait-il vue?
Elle me semblait floue...
Tirait à mon insu
L'ange à l'arc au cou.
Ólöf
cupidon au papillon de William Bouguereau, cliquez sur l'image
J'implore les Dieux
Mais Cupidon s'en fout
Et ma vie désormais
Se traîne à genoux
L'Amour s'en est allé
Je suis las de tout !...
Annie
L'élégie est un poème antique d'hexamètres et de pentamètres associés en distiques pour évoquer la douleur amoureuse. A l'époque romantique cette forme se transformera en genre poétique comme nous le montre cette strophe de Marceline Desbordes-Valmore extraite du texte "les séparés" :
N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre.
Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau.
J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre,
Et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau.
N'écris pas !
Je vous propose à l'occasion de cette nouvelle "saint Valentin" de prendre le contre-pied du côté léger de la fête amoureuse en évoquant les amours malheureuses comme a su si bien le faire à sa manière maître Georges dans sa chanson "Cupidon s'en fout" dont voici un des savoureux couplets :
On effeuilla vingt fois la marguerite,
Elle tomba vingt fois sur "pas du tout".
Et notre pauvre idylle a fait faillite,
Il est des jours où Cupidon s'en fout.
Il est des jours où Cupidon s'en fout.
cupidon de "l'élégie" de William Bouguereau, cliquez sur l'image
règle : composez trois distiques (strophes de deux vers) constitués d'un hexamètre (vers de six pieds) et d'un pentamètre (vers de cinq pieds) sur deux rimes disposées de la manière suivantes a,b ; a,b ; a,b. Glissez-y où vous le voulez le pentamètre "Cupidon s'en fout" et vous obtiendrez ce que j'appellerais bien un "cupidolor" comme celui-ci :
Mon coeur est triste quand
Cupidon s'en fout
et qu'il s'en va laissant
s'éteindre entre nous
le feu des traits brûlants
oubliés au clou
de Jean-Luc Aotret
Sachez donc tailler vos plumes de cupidon pour empenner vos traits poétiques afin qu'ils puissent toucher à tous les coups le coeur des visiteurs de temps-pestif.
Vous êtes bien entendu chaleureusement conviés à glisser vos créations et vos appréciations dans les commentaires.
L'univers n'est qu'un point de notre pauvre existence,
Le Djéihoun n'est qu'une faible trace de nos larmes mêlées de sang ;
l'enfer n'est qu'une étincelle des peines inutiles que nous nous donnons.
Le paradis, un instant de repos dont nous jouissons parfois ici-bas.
Omar Khayyam (1046-1131) les roubaïates
auteur né une année en 1 :
affiche d'Aristide Bruant, cliquez sur l'image
I' bruinait... L'temps était gris,
On n'voyait pus l'ciel... L'atmosphère,
Semblant suer au d'ssus d'Paris,
Tombait en bué' su' la terre.
I' soufflait quéqu'chose... on n'sait d'où,
C'était ni du vent ni d'la bise,
Ça glissait entre l'col et l'cou
Et ça glaçait sous not' chemise.
Aristide BRUANT (1851-1925)
extrait de "Fantaisie triste"