7 août 2010
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Le bois antique et jeune encore
Dans sa beauté calme apparaît,
Empourpré de lueurs d’aurore :
Salut, chênes de la forêt !
Vous vivez entre deux abîmes,
Plongeant du pied sous le sol dur
Et portant vos têtes sublimes
Au cœur de l’immortel azur
Vous avez de la grâce et de la force,
Car les oiseaux vous font chanter,
Et sur votre rugueuse écorce
L’effort du temps vient avorter.
Aussi, malgré la bise noire,
L’hiver nu, le torride été,
Vous portez fièrement la gloire
De votre verte éternité !
Choix de poésies, 1903, Premier poème de la partie "Dans la forêt"








