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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 07:57

tombant des nues vers le grain qui se lève
je vole à terre et paie ce que j'enlève
perdant ma plume en gagnant aussi peu
je suis déçue mais contente du jeu
jamais lassée toujours prête à la trêve

Sélène

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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 00:12

A l'instar de Jacques Pelletier évoqué le 18 juin dernier : "je vole au Ciel, et gis en basse place", je vous propose pour ce nouveau jeu d'utiliser l'antithèse. C'est une technique poétique très courante au moyen âge, Charles d'Orléans l'utilisa largement ainsi qu'à sa suite Jean Robertet et bien entendu François Villon avec ce vers célèbre de la ballade de Blois : "je meurs de soif auprès de la fontaine"

règle :
composer un chinquain (quintil rimant aabba, voir jeu des chienquains) de 5 décasyllabes (10 pieds), dont chaque vers comprendra au moins une antithèse en y glissant où vous voulez l'hémistiche "je vole à terre", comme dans l'exemple suivant :

je vole à terre et gis en voyageant
je suis dans l'air mais ne sait rien du temps
le nez au vent je suis comme en prison
nul m'ennuyant chacun m'est distraction
suis à l'envers à l'endroit vais pourtant

de Jean-Luc Aotret (celui-ci est "battelé" parce que rimant également à la césure de chacun des décasyllabes découpé en 4 et 6 pieds)

Saisissez donc votre plume d'oiseau rare et voler vers ce nouveau défi rhétorique en vous amusant à créer ces petits quintils moyenâgeux que vous glisserez dans le commentaire comme d'habitude...

Vous êtes instamment conviés à donner vos appréciations, en notant que le jeu prendra fin le 15  juillet, date à compter de laquelle un jury de l'association An Amzer Poésies statuera, à partir de celles-ci, pour désigner une gagnante ou un gagnant à qui seront offertes des publications des Editions An Amzer.

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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 13:42

Sous-bois roman.
Longtemps encore après notre passage
  se balance une branche
  en signe d'adieu de la main.
Eclat de l'ombre   des frondaisons.

Un oiseau marche sur le toit des arbres.

Gilles Baudry "Versants du secret" éd. Rougerie

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 00:05

Un vieux faune de terre cuite
Rit au centre des boulingrins,
Présageant sans doute une suite
Mauvaise à ces instants sereins

Qui m'ont conduit et t'ont conduite
Mélancoliques pèlerins,
Jusqu'à cette heure dont la fuite
Tournoie au son des tambourins. 

Paul Verlaine 

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 00:30

auteur né une année en 7 :

Elle reprend : " On a beaucoup marché
Par ici, " lui montrant sur la terre un peu molle,
Humide, on ne comprend trop comment, et qui colle,
Dans tous les sens, beaucoup, là, de traces de pas ;
Un talon a de gros clous carrés ; il dit : " Pas
En ce moment toujours, c'est vraiment incroyable
Comme on voit peu de gens, nous devons être au diable
Déjà, je suis sûr, nous n'avons plus de raisons
Pour jamais revenir sur nos pas, nous causons
Sans penser que nous nous éloignons. " [...]

Raymond ROUSSEL (1877-1933) 
(Recueil : La doublure)

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 00:25

 

Les mots s'enrhument,
voix emmitouflées,
rêves entremêlés
la nuit tombe
et dévoile ses secrets.
L'enfant s'est endormi.

Chantal Couliou "Petits Bonheurs"
le fafardet bleu éd. le dé bleu

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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 00:42

trente quatrième des quarante quatre quatrains sur chose et rose :

Bouquet de blanches roses
Sur la pierre tombale
Bien dérisoires choses
Qui semblaient primordiales

de Jean-Luc Aotret

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 00:52

Dans la religion de l'espérance attache-toi autant le coeur que tu pourras;
dans celle de la présence lie-toi avec un ami parfait;
sache le bien, cent kaabas, faites de terre et d'eau, ne valent pas un coeur,
Laisse donc là ta kaaba et va plutôt à la recherche d'un coeur.

Omar Khayyam (1046-1131) les roubaïates

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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 00:03

Le soleil que sa halte
Surnaturelle exalte
Aussitôt redescend
  Incandescent
 
Je sens comme aux vertèbres
S'éployer des ténèbres
Toutes dans un frisson
  À l'unisson
 
Et ma tête surgie
Solitaire vigie
Dans les vols triomphaux
  De cette faux
 
Comme rupture franche
Plutôt refoule ou tranche
Les anciens désaccords
  Avec le corps
 
Qu'elle de jeûnes ivre
S'opiniâtre à suivre
En quelque bond hagard
  Son pur regard
 
Là-haut où la froidure
Éternelle n'endure
Que vous le surpassiez
  Tous ô glaciers
 
Mais selon un baptème
Illuminée au même
Principe qui m'élut
  Penche un salut.
 

 Stéphane Mallarmé
 

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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 00:35

 

Temps passé
Usé
Perdu
Au rebut
Dans la galaxie
Infinie
Des pensées atones
De l'homme,
Et de ses inutiles paroles.


Yves Mocaër

"De la félicité des saisons" éd. An Amzer 2005


Salut à toi l'Ami débordant d'humour et d'amour qui vient de nous tirer sa réverence. Merci Yves pour ta malice et tes facéties pleines de poésie.

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