
Le Vieux Marché photo Jalm
Essence végétale
champignon
feuille décomposée
jouent à l'encaustique
dans ces chemins
arpentés sans patins
Olivier Cousin
Puiser aux mondes éd. L'étagère étanche

Le Vieux Marché photo Jalm
Essence végétale
champignon
feuille décomposée
jouent à l'encaustique
dans ces chemins
arpentés sans patins
Olivier Cousin
Puiser aux mondes éd. L'étagère étanche
trente cinquième des quarante quatre quatrains sur chose et rose :

Roses de Chinon photo Jalm
Par ce temps si morose
Nous réjouit la rose
Frêle et fragile chose
Qui sur la haie se pose
de Jean-Luc Aotret
Via Lemovicensis photo Jalm
Vois toutes ces fleurs
Sur le ventre de la terre
Elles fêtent ton passage
Henri Abgrall
"Plume au vent" éd. An Amzer 2004

Tro Arvorig photo Elga
Homme pareil aux arbres
Directement branché
A la terre aux nuages
Arbre pareil aux hommes
A l'argile attaché
Dans le ciel en voyage
Existez-vous tous deux
Suis-je de votre race
Ou bien d'un autre monde
Riche d'un grain de sable
Je me veux éternel
L'éclair d'une seconde
Louis Guillaume (1907-1971)
"la feuille et l'épine" éd. les amis de rochefort 1956

Via Lemovicensis photo JJB
Sur les chemins de poussière
regards perdus aux nuages
deux coeurs en pèlerinage.
Leurs semelles volent à terre.
Dame Nature pour Monastère,
ils saluent plantes et pierres.
Sages parmi les Sages....
Danièle
Après s'être retrouvés
à Kerjean lundi dernier,
(commune de Saint Vouguay)
RV et moi visitions
du château l'exposition
consacrée aux cabinets
qu'on dit de curiosités
(ancêtres de nos musées).
Nous y avons découvert
un poète apothicaire,
Paul Contant lequel en vers
nous décrit son jardin vert :
(cliquer sur l'image)
Je chante les beautez de la terre nouvelle
Les Esmaux printaniers de sa robe plus belle,
Je chante les vertus des plus mignardes fleurs
Que l’Aube au teint vermeil enfante de ses pleurs ;
Je chante un beau Jardin qui ne craint la froidure
Des gelez Aquilons, le temps ni son injure ;
Mais qui tout verd, tout gay, tout riant, et tout beau,
S’eternize en mes vers en despit du tombeau.
Paul Contant Apothicaire à Poitiers
extrait de LE JARDIN, ET CABINET POETIQUE
auteur né une année en 7 :

D'un present de Rozes
Ces rozes cy par grande nouveauté
Je vous envoye et en ay bien raison,
Puis que c'est fleur qui sans comparaison
Sur toutes fleurs tient la principaulté.
Sur les beaultez telle est vostre beaulté,
Et comme en France à la froide saison
La roze est rare et n'en est pas foison,
Rare est aussi ma grande loiaulté.
Si donc vous doibt la roze appartenir,
Aussi le don et la signiffiance
Mieulx que de moy ne vous pouvoit venir,
Car comme au froid elle a faict resistance,
J'ay contre envye aussy sceu maintenir
Mon bon vouloir, ma foy et ma constance.
Mellin de SAINT-GELAIS (1487-1558)

Bravo Danièle ! c'est ton âne qui a tant défrayé la chronique que le jury d'An Amzer Poésies (8 personnes) a retenu sur les 14 textes proposés (cela contentera certainement les intégristes n'RV de la fantaisie moralisatrice et les choeurs d'ânes de Bretagne). Tu recevras donc prochainement des publications des éditions "âne amzer", comme promis.
Mon âne a fort mal à la tête.
Mon âne dans l'onde s'abreuvait.
Mon âne vit passer un mulet.
Mon âne se fit conter fleurette.
Mon âne ne pût avaler l'arête.
Mon âne, un peu plus, s'étouffait.
Mon âne a fort mal à la tête
Mon âne, trop gourmand, il était....
Moralité : Quand l'âne a fort soif, le mulet dans l'âne y croche !
En deuxième et troisième position viennent les "beaux dés" de Claudie et Maïté. Félicitations aux heureux lauréats qui ont su si bien ânonner et un grand MERCI à tous pour vos "ânes rient" sympathiquement délirantes. L'intransigeant porte-parole du puritanisme poétique "âne-a-fort-rien", qui continue de manger ses chips bio les doigts de pieds en éventail, vous salue bien !

Je vole à terre, mordant la poussière
Mon imaginaire n'a pas de frontières
Je suis un elfe, papillon du soir
Rêve fou du poète, sevré d'espoir
Ivre d''un paradis sans ornières
Claudie

Mort à découvert, mystère de la Vie
Phoenix éphémère, éternel je suis
Tombant de mon aire, je vole à terre
Feu de joie jaillit, puis cendres amères
Dans corps de poussière, l'âme déjà luit........
Chantal