Trentième des quarante quatre quatrains sur chose et rose :

Du bord de l’océan
Jusqu’aux collines roses
On vous parle des choses
Mystérieusement
de Jean-Luc Aotret
Trentième des quarante quatre quatrains sur chose et rose :

Du bord de l’océan
Jusqu’aux collines roses
On vous parle des choses
Mystérieusement
de Jean-Luc Aotret
auteur né une année en 7 :

A la lune
Quand tu luis au-dessus de la forêt mouvante,
On dirait que des feux s'allument tout au fond.
Tu donnes un baiser à l'océan profond,
Et l'océan frémit comme une âme vivante.
Es-tu notre compagne ? Es-tu notre servante ?
Ton éclat nous ravit, ton pouvoir nous confond.
Sous ton voile brillant comme l'or qui se fond,
N'es-tu qu'un astre mort où règne l'épouvante ?
Donne au toit sans lumière un rayon de pitié,
Au rêve du poète, une aile audacieuse,
Et sur les nids d'amour plane silencieuse.
Tu n'offres à nos yeux souvent qu'une moitié...
De même faisons-nous, blonde lune que j'aime ;
Cachons-nous des défauts par ce vieux stratagème.
Léon-Pamphile LE MAY (1837-1918)
(Recueil : Les gouttelettes)
Sur les bords de Rance face à Saint Suliac

Douceur d’un soir
Bonheur d’un jour
Porteurs d’espoir
Pour toujours
texte d'Anne Samek en forme de poéticket
le vingt et un avril dernier
le jury des poétickets
a été présidé
par Roger :
il a évoqué l'eau,
la chanson,
le breton
et le parlé gallo...
45 t de 1981 chez EMI / Pathé Marconi (C 008-72.497)
photo: Thierry Gicquel
Je ne l'ai pas vu
Je ne l'ai pas vu, l'Ankou
ni ouï son char sur les cailloux.
Pourtant il venait d'enlever
un homme de qualité
fauché à l'envers de l'idée
qu'il avait de la destinée.
Avant sa mort nous avions déserté sa vie,
oublié sa présence.
Je n'ai pas entendu l'Ankou
ni son char passer dans l'ornière,
si lourd de nos regrets-éternels
éphémères comme nous le sommes.
Le ruisseau qui chante pense plus loin que la mer.
Roger Gicquel Retourné éd. Skol Vreizh

Cloch's reparties à vid', vidons dans nos sacoches
La récolte gourmande, endommageant nos poches.
Chantal
toujours en passant par Caen le WE dernier :

Princesse, l'honneur de vôtre âge,
Chez qui règnent excellemment
Les doux charmes d'un beau visage
Et la clarté du jugement ;
Que vous puis-je plus justement
Témoigner de ce double ouvrage,
Sinon qu'icy mon sentiment
A peine pour l'un se partage.
Tous deux sont beaux, coulans, nombreux,
Non moins polis que vigoureux,
Egalement dignes de plaire,
Et l'honneur d'estre préféré
Ne se doit qu'au choix désiré
Qu'il vous plaira vous-même en faire.
réponse versifiée d'Antoine Halley* (1595-1676) à la duchesse de Longueville qui lui avait demandé d'arbitrer un différend pour définir la supériorité entre deux sonnets (Job et Uranie).
*professeur de Lettres de l'université de Caen, poète et célèbre jouteurs des Palinods de Caen (concours de poésies).

La poule aux oeufs d'or, dort, roulée en boule
Les petiots, tout joyeux, de leur tour, la chamboulent
Claudie

Le dimanche de Paqu' sa queue blanch' le trahit
Furtif sur le chemin le lapin vif s'enfuit
Sélène
En passant par Caen le WE dernier :

Beaux et grands bâtiments...
Beaux et grands bâtiments d'éternelle structure,
Superbes de matière, et d'ouvrages divers,
Où le plus digne roi qui soit en l'univers
Aux miracles de l'art fait céder la nature.
Beau parc, et beaux jardins, qui dans votre clôture,
Avez toujours des fleurs, et des ombrages verts,
Non sans quelque démon qui défend aux hivers
D'en effacer jamais l'agréable peinture.
Lieux qui donnez aux coeurs tant d'aimables désirs,
Bois, fontaines, canaux, si parmi vos plaisirs
Mon humeur est chagrine, et mon visage triste :
Ce n'est point qu'en effet vous n'ayez des appas,
Mais quoi que vous ayez, vous n'avez point Caliste :
Et moi je ne vois rien quand je ne la vois pas.
François de MALHERBE (1555-1628)

Genoux tout ronds écorchés aux ronciers nouveaux,
Chasses aux premiers nids nichés dans les halliers !
Danièle