brin de hêtre ai cueilli
pour ton coeur ma jolie
déposé frais verdi
en croisée à minuit
brin de hêtre ai cueilli
pour ton coeur ma jolie
vert rameau a flétri
oh mon coeur ! las meurtri
brin de hêtre ai cueilli
pour ton coeur ma jolie
Maïté
brin de hêtre ai cueilli
pour ton coeur ma jolie
déposé frais verdi
en croisée à minuit
brin de hêtre ai cueilli
pour ton coeur ma jolie
vert rameau a flétri
oh mon coeur ! las meurtri
brin de hêtre ai cueilli
pour ton coeur ma jolie
Maïté

A Sainte Barbe dans un hêtre
Tout près de la chapelle
Tu as inscrit sa lettre
L'initiale de ta belle
A Sainte Barbe dans un hêtre
Tout près de la chapelle
Dans un coeur tout son être
Au tien toujours se mêle
A Sainte Barbe dans un hêtre
Tout près de la chapelle.
Chantal
Dédié à mes parents, car cela est véridique

J'ai gravé sur le hêtre
Une marque d'amour,
Un repère champêtre
Sur un tronc de velours,
J'ai gravé sur le hêtre
Une marque d'amour,
Un coeur pour le soumettre
A l'écorce des jours,
J'ai gravé sur le hêtre
Une marque d'amour
Jacques Premel Cabic

Il a offert son coeur
Sur une branche d'hêtre
Brin de folie en fleurs
Qui s'enchevêtrent
Il a offert son coeur
Sur une branche d'hêtre
Ce présage de bonheur
Irradie tout son être
Il a offert son coeur
Sur une branche d'hêtre
Claudie

Les coeurs gravés du hêtre
Se lient au bord de l'Aulne
Sur la berge deux êtres
Reposent sous les aulnes
Les coeurs gravés du hêtre
Se lient au bord de l'Aulne
Ils retracent ces lettres
Promesse qu'ils se donnent
Les coeurs gravés du hêtre
Se lient au bord de l'Aulne
Sélène
Il est une tradition en centre Bretagne qui consiste pour les jeunes gens à aller cueillir, durant la nuit du 1er Mai, une branche de hêtre qu’ils mettront à la fenêtre de leur bien-aimée. Je vous propose donc d'évoquer ce thème dans un nouveau jeu floral utilisant la petite bergerette (sorte de rondeau) pour fêter ce premier jour de l'été celte. Très en vogue au XVème, c’est une forme poétique de la tradition pastorale utilisée pour célébrer le retour du printemps.

règle du jeu :
Composez un poème formé de cinq strophes de deux vers (distiques) de six pieds (hexamètres) avec deux rimes, la première strophe jouant le rôle de refrain en troisième et en cinquième position. Glissez-y où vous voudrez les mots hêtre et coeur et vous obtiendrez ce que j'appellerais bien une "petite bergerhêtre" comme dans l'exemple suivant :
Il a posé sur l’huis
De son coeur une branche
Rameau d’hêtre cueilli
Au cours d’une nuit blanche
Il a posé sur l’huis
De son coeur une branche
Elle a reçu de lui
Cette promesse franche
IL a posé sur l’huis
De son coeur une branche
de Jean-Luc Aotret
Vous êtes instamment conviés à donner vos appréciations, en notant que le jeu prendra fin le 15 mai, date à compter de laquelle un jury de l'association An Amzer Poésies statuera, à partir de celles-ci, pour désigner une gagnante ou un gagnant à qui seront offertes des publications des Editions An Amzer. Janus
Taillez donc vos branches de mai et faites-en des crayons pour écrire sur les fenêtres du printemps et bon courage pour la composition de vos petites "bergerhêtres" à glisser dans le commentaire comme d'habitude...

cet ouvrage contient deux poèmes de Jacques Premel-Cabic
Les douaniers
Ceux qui disent : Cré Nom, ceux qui disent macache,
Soldats, marins, débris d'Empire, retraités,
Sont nuls, très nuls, devant les Soldats des Traités
Qui tailladent l'azur frontière à grands coups d'hache.
Pipe aux dents, lame en main, profonds, pas embêtés,
Quand l'ombre bave aux bois comme un mufle de vache,
Ils s'en vont, amenant leurs dogues à l'attache,
Exercer nuitamment leurs terribles gaîtés !
Ils signalent aux lois modernes les faunesses.
Ils empoignent les Fausts et les Diavolos.
" Pas de ça, les anciens ! Déposez les ballots ! "
Quand sa sérénité s'approche des jeunesses,
Le Douanier se tient aux appas contrôlés !
Enfer aux Délinquants que sa paume a frôlés !
Arthur RIMBAUD (1854-1891)
(Recueil : Poésies)
auteur né une année en 7 :
La colombe poignardée
Il existe un oiseau, dont le pâle plumage,
Des forêts du tropique étonne la gaieté ;
Seul sur son arbre en deuil, les pleurs de son ramage
Font gémir de la nuit le silence attristé.
Le choeur ailé des airs, loin de lui rendre hommage,
Insulte, en le fuyant, à sa fatalité ;
Lui-même se fuirait, en voyant son image
Poignardé de naissance, il naît ensanglanté.
Et le poète aussi, merveilleuse victime,
Qui mêle de son sang dans tout ce qu'il anime,
Arrive dans ce monde, un glaive dans le coeur ;
Et l'on n'a point encore inventé de baptême,
Qui puisse en effacer le stigmate vainqueur :
Cette tache de mort, c'est son âme elle-même.
Jules LEFÈVRE-DEUMIER (1797-1857)
Lorsque je serai mort, lavez-moi avec le fus de la treille ;
au lieu de prières, chantez sur ma tombe les louanges de la coupe et du vin.
Si vous désirez me retrouver au jour dernier,
cherchez-moi sous la poussière du deuil de la taverne.
Omar Khayyam (1046-1131) les roubaïates
à méditer en écoutant "vague" du joueur d'oud Anouar Brahem ECM 2003

Proverbes
Qui n'aime pas pourtant aimante
Qui séduit peut sentir des pieds
Qui a du répondant ne questionne que les autres
Qui ne veut pas d'histoires en fait trop souvent
Qui a peur peut sourire quand même
Qui ne craint rien fait peur à qui l'aime
Qui châtie bien en prend l'habitude
Qui n'assume pas assomme
Dictature par la torture
Tue à tort d'avoir des droits
Qui a le Droit peut aller de travers
Le pouvoir pavoise quand le mal empire
Tant vont les cruches à l'eau
Qu'à la fin elles s'embouteillent.
Roger Gicquel Retourné éd. Skol Vreizh