A l'instar de Jacques Pelletier évoqué le 18 juin dernier : "je vole au Ciel, et gis en basse place", je vous propose pour ce nouveau jeu d'utiliser l'antithèse. C'est une technique poétique très courante au moyen âge, Charles d'Orléans l'utilisa largement ainsi qu'à sa suite Jean Robertet et bien entendu François Villon avec ce vers célèbre de la ballade de Blois : "je meurs de soif auprès de la fontaine"

règle :
composer un chinquain (quintil rimant aabba, voir jeu des chienquains) de 5 décasyllabes (10 pieds), dont chaque vers comprendra au moins une antithèse en y glissant où vous voulez l'hémistiche "je vole à terre", comme dans l'exemple suivant :
je vole à terre et gis en voyageant
je suis dans l'air mais ne sait rien du temps
le nez au vent je suis comme en prison
nul m'ennuyant chacun m'est distraction
suis à l'envers à l'endroit vais pourtant
de Jean-Luc Aotret (celui-ci est "battelé" parce que rimant également à la césure de chacun des décasyllabes découpé en 4 et 6 pieds)
Saisissez donc votre plume d'oiseau rare et voler vers ce nouveau défi rhétorique en vous amusant à créer ces petits quintils moyenâgeux que vous glisserez dans le commentaire comme d'habitude...
Vous êtes instamment conviés à donner vos appréciations, en notant que le jeu prendra fin le 15 juillet, date à compter de laquelle un jury de l'association An Amzer Poésies statuera, à partir de celles-ci, pour désigner une gagnante ou un gagnant à qui seront offertes des publications des Editions An Amzer.







