angelot de chapiteau à Fontainebleau photo JJB, cliquez sur l'image
Quand, aux temps passés
Dans nos rizières,
Les cloches sonnaient
Le début des vêpres,
En de pauvres mots
À un angelot
Bien caché là-haut,
Je dis ma prière.
Dông Phong
angelot de chapiteau à Fontainebleau photo JJB, cliquez sur l'image
Quand, aux temps passés
Dans nos rizières,
Les cloches sonnaient
Le début des vêpres,
En de pauvres mots
À un angelot
Bien caché là-haut,
Je dis ma prière.
Dông Phong
putti du retable nord de l'abbatiale de Daoulas, photo Jalm cliquez sur l'image
L'angelot de cire
Timide et pâlot
Tend sa tirelire
D'un air tout penaud
Quand la pièce sonne
Sa tête frissonne
Votre coeur chantonne
Donner c'est si beau!...
Annie
Je vous propose à nouveau, durant les 24 jours qui vont précèder Noël, d'illustrer poétiquement le calendrier de l'Avent virtuel de temps-pestif sur le thème de l'ange. Car s'il est un personnage incontounable durant cette période, c'est bien celui-là. Toutefois, comme c'est également la fête de l'enfance, je vous suggère que nous considérions plus particulièrement le petit ange à savoir "l'angelot". Dans son recueil de transition "les feuilles d'automne" Victor Hugo a su aborder ces deux aspects de l'enfance et de l'ange, en voici pour preuve une strophe de son poème "Dans l'alcôve" écrit en novembre 1831 :
Leurs lèvres effleurent
Ses lèvres de miel.
L'enfant voit qu'ils pleurent
Et dit : Gabriel !
Mais l'ange le touche,
Et, berçant sa couche,
Un doigt sur sa bouche,
Lève l'autre au ciel !
L'odelette est une petite ode d'une strophe qui peut être un douzain ou un dizain. Néanmoins, Nerval a écrit un recueil s'intitulant "Odelettes" qui contient des poèmes courts de formes variées contenant plusieurs strophes. Il nous est donc permis d'interpréter à notre guise cette notion poétique plutôt vague. Sachant qu'Hugo avait également donner des formes variées à ses texte dans son recueil "odes et ballades", je crois que nous pouvons oser emprunter à sa prosodie pour nous amuser à composer une nouvelle forme d'odelette.
ange quêteur de la crêche de Noël de N.D. du Carmel à Pont L'Abbé photo Jalm, cliquez sur l'image
règle : sur le thème de l'enfance et de l'ange, composez un huitain (strophe de 8 vers) de pentasyllabes (vers de 5 pieds) sur trois rimes alternant de la manières suivante : a,b,a,b,c,c,c,b. Glissez-y où vous voulez le mot "angelot" et vous obtiendrez une odelette que j'appellerais bien une "angelode" comme celle-ci :
il lui met un sou
sa tête enfantine
lui fait tout à coup
merci et s'incline
angelot muet
qui offre en secret
au donneur discret
une heureuse mine
de Jean-Luc Aotret
Saisissez donc sans plus tarder vos plumes d'ange pour écrire des vers d'enfance pleins d'émotions et de souvenirs que nous aurons plaisir à lire. Vous êtes bien entendu chaleureusement conviés à glisser vos créations et vos appréciations dans les commentaires.
demi-deuil photo Marc Le Gall, cliquez sur l'image
Fingerhut
Schmetterling, sei auf der Hut vorm Fingerhut !
Meide das Geschmeide von Samt und Noten!
Bilde dir, ein es verboten,
die kühle Süsse des Nektars zu kosten,
der ausgebreitet auf Linien von Noten :
oh, fader Odem der Toten.
La digitale
Papillon, prends garde à la digitale !
Ses perles de soie et notes, évite les !
Imagine, qu’il te soit interdit
De goûter à la suavité du nectar
Etendu sur la partition :
O blême exhalaison des morts
Hannelore Schnorrenberg
auteur né une anée en 0 :
jardin de Mamie Lou en septembre, photo Jalm, cliquez sur l'image
Le sage aime la paix et la douceur des plantes,
Leurs regards féminins et leur sérénité,
Et le sage aime aussi les bêtes nonchalantes
Qui dorment près de lui dans l'immobilité.
Le soir, quand il succombe au lourd poids de la vie,
Qu'il est las de penser et de rêver toujours,
Il va parmi les bois, et sa tristesse envie
Les fleurs qui vont s'ouvrir à de calmes amours.
Car Dieu semble n'avoir créé dans notre tête
Que stériles tourments et vaine activité,
Réservant ici-bas pour la plante et la bête
Le calme bienheureux de la passivité.
Jean LAHOR (1840-1909)
bataiile de Pavie 1525 Bernard van Orley 1531
pour en savoir plus sur la bataille de Pavie cliquez sur l'image
Il savait un triolet,
Bien mieux que sa patenôtre :
Quand il chantait un couplet,
Il n’en chantait pas un autre.
Bernard de La Monnoye (1641-1728)
auteur né une année en 0 :
festival interceltique de Lorient photo retouchée Jalm, cliquez sur l'image
Non, non, ma pauvre cornemuse,
Ta complainte est pas si oiseuse ;
Et Tout est bien une méprise,
Et l'on peut la trouver mauvaise ;
Et la Nature est une épouse
Qui nous carambole d'extases,
Et puis, nous occit, peu courtoise,
Dès qu'on se permet une pause.
Eh bien ! qu'elle en prenne à son aise,
Et que tout fonctionne à sa guise !
Nous, nous entretiendrons les Muses.
Les neuf immortelles Glaneuses !
(Oh ! pourrions-nous pas, par nos phrases,
Si bien lui retourner les choses,
Que cette marâtre jalouse
N'ait plus sur nos rentes de prise?)
Jules LAFORGUE (1860-1887)
pour en savoir plus sur Omar cliquez sur l'image
Khayyam, qui cousait les tentes de la philosophie,
est tombé tout à coup dans le creuset du chagrin et s'y est brûlé.
Les ciseau de la Parque sont venus trancher le fil de son existence,
et le revendeur empressé l'a cédé pour rien.
Omar Khayyam (1046-1131) les roubaïates