auteur né une année en 1 :
jeune bergère William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) cliquez sur l'image
Chantons les amours de Lubin,
Nuit et jour il soupire en vain :
Hélas ! sans espérance.
Lise, pourtant, l'aime en secret ;
Mais il l'ignore, et n'oserait
Parler de sa, parler de sa,
Parler de sa constance.
Charles BORDES (1711-1781)
extrait du poème "le berger respectueux"
Petit message d'une grande dame :
jaquette du deuxième album de Mathieu Chedid cliquez sur l'image
Je dis Aime
Et je le sème
Sur ma planète
Je dis M
Comme un emblème
La haine je la jette
Je dis AIME, AIME, AIME
Andrée Chédid
bataiile de Pavie 1525 de Bernard van Orley 1531
où mourut Monsieur de la Palice en perdant la vie cliquez sur l'image
Chacun alors applaudit
A sa science inouïe :
Tout homme qui l’entendit
N’avait pas perdu l’ouïe.
Bernard de La Monnoye (1641-1728)
Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages.
Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts,
Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages.
L'air qu'ils boivent feraient éclater vos poumons.
Regardez-les ! Avant d'atteindre sa chimère,
Plus d'un, l'aile rompue et du sang plein les yeux,
Mourra. Ces pauvres gens ont aussi femme et mère,
Et savent les aimer aussi bien que vous, mieux.
Pour choyer cette femme et nourrir cette mère,
Ils pouvaient devenir volaille comme vous.
Mais ils sont avant tout les fils de la chimère,
Des assoiffés d'azur, des poètes, des fous.
Regardez-les, vieux coq, jeune oie édifiante !
Rien de vous ne pourra monter aussi haut qu'eux.
Et le peu qui viendra d'eux à vous, c'est leur fiente.
Les bourgeois sont troublés de voir passer les gueux.
pour en savoir plus sur Omar cliquez sur l'image
Il y a un siècle que je chante les louanges du vin,
que je ne m'entoure que d'accessoires qui s'y rapportent. Ô dévot!
Puisses-tu être heureux ici-bas avec ta conviction d'avoir pour maître la sagesse!
Mais apprends du moins que ce maître n'est encore que mon élève.
Omar Khayyam (1046-1131) les roubaïates
auteur né une année en 1 :
chêne vénérable de Logonna Daoulas photo Jalm, cliquez sur l'image
Je connais, au fond d'une anse
Où sa maigre forme danse,
Un érable mort,
Mort nous raconte une histoire
De s'être penché pour boire
L'eau claire du bord.
A le voir nu comme un marbre,
L'été, parmi d'autres arbres
Verts et vigoureux,
On dirait que la nature
L'a laissé sans sépulture
Pour un crime affreux.
Plus tard quand tombent les feuilles
Quelquefois il les recueille
Au bon gré du vent ;
Supercherie enfantine
Qui lui rend un peu la mine
D'un arbre vivant.
L'hiver est plus équitable :
Comme lui, le misérable,
Ses frères sont nus,
Et l'homme qui passe ignore
Lequel sera chauve encore,
Le printemps venu.
Alphonse BEAUREGARD (1881-1924)
Voici l'ultime vincendeau de ce jeu qui nous a conduit à travers les vignes d'une poésie oenologique :
foulage du raisin cathédrale d'Amiens photo Jalm, cliquez sur l'image
Saint vincent clair et beau
décoiffe la bouteille
Juste au pied du coteau
Saint Vincent clair et beau
songe au vin du tonneau
Il lanterne et sommeille
Saint Vincent clair et beau
décoiffe la bouteille.
Marylène
Merci à tous pour votre participation et votre créativité