bataiile de Pavie 1525 de Bernard van Orley 1531
où mourut Monsieur de la Palice en perdant la vie cliquez sur l'image
Par son esprit et son air
Il s’acquit le don de plaire ;
Le Roi l’eût fait Duc et Pair,
S’il avait voulu le faire.
Bernard de La Monnoye (1641-1728)
Un petit cabalembour de derrière les fagots pour vous rappeler que c'est aujourd'hui que vos petits poèmes, sollicités par l'association CABA, vont trouver leurs places sur les étals du marché bio de Kerinou grâce à la collaboration d'Anna Valentine et de son atelier d'arts plastiques de la MJC de l'Harteloire.
jardin médiéval de l'abbaye de Landévénnec photo Jalm, cliquez sur l'image
Croque fort ces radis
Frais, rouges d'émotion
Roquefort, paradis
Baies rouges en médaillon.
Marylène
auteur né une année en 1 :
tétramorphe de Vézelay photo JJB, cliquez sur l'image
L'Homme, le fort Lion ; le Boeuf, et l'Aigle en pointe,
Mathieu, Marc, Luc, et Jean ores vont accordant
L'Orient, le Midi, le North et l'Occident,
Et Nature, et la Loy, Grace, et Raison conjointe.
Ninus, Cyre, Aléxandre, et César le plus cointe
Ont esté renversez du chariot ardent :
Le Chaldé, Perse, et Grec, et le Rommain prudent
Ont cedé à l'Agneau qui à Dieu nous apointe.
Ores l'Aigle, et le Boeuf, et le Lion, et l'Homme
Par l'Hébrieu, Syrien, Grec, et parler de Romme
D'Occident et du North, du Midi, et Levant,
De l'Europe, et d'Asie, Afrique, et Atlantide
Vont cueillir les éleus du grand Dieu qui préside,
En Raison, Grace, Loy, et nature escrivant.
Guy Le Fevre de LA BODERIE (1541-1590)
pour en savoir plus sur Omar cliquez sur l'image
Il n'y a point de bouclier qui tienne contre une flèche
lancée par le destin. Les fraudeurs, l'argent, l'or, tout cela ne sert de rien.
Plus je considère les choses de ce monde, plus je vois
qu'il n'y a de bien que le bien : tout le reste n'est rien.
Omar Khayyam (1046-1131) les roubaïates
à Rochefort sur Loire photo Jalm cliquez sur l'image
Si je ferme les yeux il faut bien que tu dormes
Puisque nous éteignons la même lampe humaine
Qui nous éclaire un peu au sortir de l’abîme
Et nous rassemble autour de sa flamme incertaine.
Chaque nuit nous délite et modèle nos traits
Selon le galbe obscur des statues éternelles
Mais c’est la même neige inconnue qui nous vêt
Et le même silence en nos yeux appareille.
Ainsi ressemblons-nous aux vivants que nous fûmes
Se partageant toujours le pain noir du désert
Comme les fruits de l’ombre et notre chair de brume
L’un déjà naufragé dès que l’autre se perd.
Michel Manoll
Poème extrait de «Thérèse ou la Solitude dans la Ville»
Edition Pierre Seghers 1953
auteur né une année en 1 :
sépulture de R.M. du Gard à Nice photo Jalm, cliquez sur l'image
Séjour mélancolique, où les ombres dolentes
Se plaignent chaque nuit de leur adversité
Et murmurent toujours de la nécessité
Qui les contraint d'errer par les tombes relantes,
Ossements entassés, et vous, pierres parlantes
Qui conservez les noms à la postérité,
Représentant la vie et sa fragilité
Pour censurer l'orgueil des âmes insolentes,
Tombeaux, pâles témoins de la rigueur du sort,
Où je viens en secret entretenir la mort
D'une amour que je vois si mal récompensée,
Vous donnez de la crainte et de l'horreur à tous,
Mais le plus doux objet qui s'offre à ma pensée
Est beaucoup plus funeste et plus triste que vous.
François Tristan L'HERMITE (1601-1655)