Zéphyr et Chloris détail du Printemps de Sandro Boticcelli, cliquez sur l'image
Bienvenue
au zéphyr printanier
souffleur de vers
Dông Phong
Zéphyr et Chloris détail du Printemps de Sandro Boticcelli, cliquez sur l'image
Bienvenue
au zéphyr printanier
souffleur de vers
Dông Phong
auteur né une année en 1 :
Flora et Zéphyr de William Bouguereau, cliquez sur l'image
Allons, ange déchu, ferme ton aile rose ;
Ôte ta robe blanche et tes beaux rayons d'or ;
Il faut, du haut des cieux où tendait ton essor,
Filer comme une étoile, et tomber dans la prose.
Il faut que sur le sol ton pied d'oiseau se pose.
Marche au lieu de voler : il n'est pas temps encor ;
Renferme dans ton coeur l'harmonieux trésor ;
Que ta harpe un moment se détende et repose.
Ô pauvre enfant du ciel, tu chanterais en vain
Ils ne comprendraient pas ton langage divin ;
À tes plus doux accords leur oreille est fermée !
Mais, avant de partir, mon bel ange à l'oeil bleu,
Va trouver de ma part ma pâle bien-aimée,
Et pose sur son front un long baiser d'adieu !
Théophile GAUTIER (1811-1872)
auteur né une année en 1 :
cygnes en hiver photo Jalm cliquez sur l'image
J'ai beau me rappeler... Joseph Delorme... non ;
Nul écho dans mon coeur ne s'éveille à ce nom.
Joseph !... Lisons toujours. - Ah ! jeune aiglon sauvage,
Cygne plaintif, amour des eaux et du rivage,
Pour souffrir et chanter, sur la terre venu,
Tu meurs enfin... pourquoi ne t'ai-je pas connu ?
Car je les connais tous ceux qui seront célèbres ;
Leurs rayons fraternels éclairent mes ténèbres.
Emile DESCHAMPS (1791-1871)
extrait de "Aux mânes de Joseph Delorme"
bataiile de Pavie 1525 Bernard van Orley 1531
pour en savoir plus sur la bataille de Pavie cliquez sur l'image
Il prétendit, en un mois,
Lire toute l’Écriture,
Et l’aurait lue une fois,
S’il en eût fait la lecture.
Bernard de La Monnoye (1641-1728)
auteur né une année en 1 :
anémone hépatique à Levens photo Jalm, cliquez sur l'image
À beaucoup de danger est sujette la fleur,
Ou l'on la foule aux pieds ou les vents la ternissent,
Les rayons du soleil la brûlent et rôtissent,
La bête la dévore, et s'effeuille en verdeur :
Nos jours entremêlés de regret et de pleur
À la fleur comparés comme la fleur fleurissent,
Tombent comme la fleur, comme la fleur périssent,
Autant comme du froid tourmentés de l'ardeur.
Non de fer ni de plomb, mais d'odorantes pommes
Le vaisseau va chargé, ainsi les jours des hommes
Sont légers, non pesants, variables et vains,
Qui, laissant après eux d'un peu de renommée
L'odeur en moins de rien comme fruit consommée,
Passent légèrement hors du coeur des humains.
Jean-Baptiste CHASSIGNET (1571-1635)
prunus au jardin botanique de Nice photo Jalm cliquez sur l'image
Ses longs cheveux noirs
perpétuent dans ma mémoire
de lointains printemps
Dông Phong
ce haïku a obtenu une "mention honorable" au prestigieux Concours International de Haïkus du Mainichi (Osaka, Japon) en 2009.
auteur né une année en 1 :
Hécate de William Blake (1757–1827), cliquez sur l'image
... Et sais-tu que toi-même aussi, nocturne reine,
Tu cesseras un jour de briller dans les cieux ?
Tu mourras comme doit mourir la race humaine,
Et l'ombre habitera les airs silencieux.
Alice de CHAMBRIER (1861-1882)
Temps-Pestif va faire une pause hivernale d'une semaine, car Janus a rendez-vous avec Séraphine au musée d'art naïf de Nice, à bientôt...
pour en savoir plus sur Omar cliquez sur l'image
Je ne sais si je viens du paradis délicieux ou de l'enfer détestable.
Mais une coupe de vin, une idole et une cithare au bord d'une prairie,
sont trois choses dont je jouis présentement,
et toi tu vis sur la promesse qu'on te fait d'un paradis futur.
Omar Khayyam (1046-1131) les roubaïates