10 novembre 2018
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heurtoir de porte rue amiral Courbet à Roscoff, cliquez sur les liens
Toc, toc, toc, ouvrez-moi s'il vous plaît, je suis celle
que vous attendez. Que diable, entrez, ma belle
ne cognez plus sur le heurtoir, le chien aboie !
alors, le loup entra et dévora sa proie...
Claudie
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lune en chute
9 novembre 2018
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heurtoir de porte rue Cadiou à St Pol de Léon, cliquez sur les liens
En ce triste miz du aux nuages épais,
J’erre comme un zombie, sans retrouver la paix
du cœur et de l’âme. Je frappe des heurtoirs,
Mais tout le quartier semble désert ce soir.
Dông Phong
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lune en chute
8 novembre 2018
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heurtoir de porte rue amiral Courbet à Roscoff, cliquez sur les liens
Déjà Depuis longtemps l’été s’en est allé,
Et avec lui l’amant aux doux baisers salés.
Mais je guette pourtant vos pas dehors. Ce soir,
C’est seulement le vent qui frappe du heurtoir.
Yvette
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lune en chute
7 novembre 2018
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heurtoir de porte rue Kléber à Roscoff, cliquez sur les liens
Le cygne du heurtoir attend. Les résidents
reviendront passer les vacances de printemps.
et de nouveau il frappera la porte du logis
sous les mains enjouées des visiteurs amis.
de Jean-Luc Aotret
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lune en chute
6 novembre 2018
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heurtoir de porte rue des Moguérou à Roscoff, cliquez sur les liens
Quand l'hiver halète et frissonne sous la neige,
de drôles de "pan, pan, pan" et curieux manèges
aux portes des églises, des coups de heurtoirs.
Satan a-t-il frappé, non, c'est plutôt l'Espoir !
Claudie
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lune en chute
5 novembre 2018
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heurtoir de porte rue Gambetta à Roscoff, cliquez sur les liens
Sous tous les coups de heurtoir de l'hiver, novembre
ouvre sa porte au givre et au vent de décembre.
Au coin de l'âtre des chaumières, on entend
des contes de sorcières et de revenants.
de Jean-Luc Aotret
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lune en chute
4 novembre 2018
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heurtoir de porte rue des Minimes à St Pol de Léon, cliquez sur les liens
Le regard triste et hagard, lui, le clochard,
il n'hésite pas à cogner au sombre heurtoir
de cette chaumière. Sent-il le chaud de l'âtre
ou bien soudé à sa porte, un coeur y battre ?
Claudie
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lune en chute
3 novembre 2018
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heurtoir de porte rue amiral Courbet à Roscoff, cliquez sur les liens
L'enjambement est, en poésie, le débordement d'une unité syntaxique d'un vers sur le vers suivant, comme dans le second vers de cet extrait du poème "ce soir après la pluie est doux" de Charles Guérin :
Des chariots de foin oscillent sur la route ;
Les peupliers d'or clair frémissent ; on écoute
Retomber le marteau sur le contre-heurtoir,
Et le plaintif appel des mendiants du soir.
Le heurtoir est un marteau fixé à l'extérieur d'une porte d'entrée qui permet aux visiteurs en frappant le contre-heurtoir de signaler leur présence aux occupants.
En ce début novembre 2018, je vous propose de nous amuser à créer des petits poèmes sur le thème du heurtoir en nous inspirant de la prosodie de Charles Guérin et de son procédé d'enjambement.
règle : composez un quatrain (strophe de quatre vers) d'alexandrins (vers de douze pieds) sur deux rimes plates aabb. Glissez-y, au vers que vous souhaitez, un enjambement ainsi que le mot heurtoir à n'importe quel endroit de la strophe et vous obtiendrez un petit poème que j'appellerais bien un "heurtoir, comme celui-ci :
Les gamins, déguisés en diables et en loups,
s'affairent aux marteaux des heurtoirs. Sous leurs coups,
vont s'effacer les dernières heures d'octobre
dans la nuit éclairée d'un Jack O'Lantern sobre.
de Jean-Luc Aotret
Saisissez vos plumes comme des heurtoirs et frappez la porte de votre imagination pour en faire sortir des idées de poèmes à nous surprendre. Vous êtes bien entendu instamment conviés à glisser vos créations et vos appréciations dans les commentaires.
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lune en chute
31 octobre 2018
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les vapeurs de la nuit de Yan' Dargent (1896 musée des beaux arts de Quimper), cliquez sur les liens
C'est bientôt une ronde un sabbat pour Musset1,
une danse macabre embrassant un amant
qui veut chanter au vent de la nuit son divan,
alors que tout autour le silence est parfait.
Voilà, dans ce sombre silence, qu'elle va
faire un pas encore, la nuit des moires sombres2,
quand d'obscures choses se réveillent dans l'ombre
où tout être vivant sent que l'Esprit est là.
Ce pas de vent de loup de fougère et de menthe3
que la nuit fait déjà, c'est un pas de bergère,
aveugle sans moutons, filant des lucernaires
de ses constellations et étoiles filantes.
Grand cœur en qui tout rêve et tout désir pénètre4,
accueillant les sommeils des bêtes et des gens,
la nuit fait s'ouvrir l'âme où la noie dans l'étang,
sous son oeil de lune qui vient d'apparaître.
Cet oeil qui éclaire tel les yeux des hiboux
les champs du firmament ombragés par la nuit5
où paissent des astres qui ruminent sans bruit,
comptant le temps des hommes sages comme fous.
En ce grave moment nos âmes se recueillent 6,
car pendant que le voleur reprend sa besogne
la sombre nuit aux tempes du malade cogne
lui signifiant son heure et de sa vie le deuil.
de Jean-Luc Aotret
1- "La nuit" in poésies posthumes d’Alfred de Musset (1810-1857)
2- "Nuit" in toute la lyre de Victor Hugo (1802-1885)
3- "La nuit" in poésies de Claude Roy (1915-1997)
4- "A la nuit" in le cœur innombrable d’Anna de Noailles (1876-1933)
5- "hymne de la nuit" in harmonies poétiques et religieuses d’Alphonse de Lamartine (1790-1869)
6- "le crépuscule du soir" in les fleurs du mal de Charles Baudelaire (1821-1867)
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éditogramme
27 octobre 2018
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Effets d'automne à Argenteuil de Claude Monet
De quelle lumière nous parle le vieux Goethe ?
Celle que Louise1 désirerait voir percer
le voile de Thanatos et contrer les meutes
obscurantistes perdant notre humanité ?
A moins que ce ne soit la mère des visions,
salut de ses regards, qu'Anatole2 salue
et qui fleurit la mer profonde aux nageurs blond,
douce conseillère qui éclaire les nues.
Un soleil palissant d'automne aux pieds d'Alphonse3,
le dernier sourire à l'horizon de sa vie,
une larme au tombeau, une coupe de vie,
un retour de bonheur qui s'accrochent aux ronces.
La toilette d'un écureuil sur la bruyère,
le vent qui balance la feuille de Carême4,
un écureuil qui du chêne sans cesse sème
des éclats dorés de feuilles dans la clairière.
Et il neige l'or de François5 dans l'air tout rose,
à travers la brume du matin automnal.
Des branches dépouillées, la clarté blonde arrose
une douce nature aux teintes sépulcrales.
Elle reflète sur les ailes des oiseaux
une tendre rousseur, une braise qui luit
dans un lambeau de vent qu'arrache Mambrino6
de sa plume : une flamme qui nous éblouit !
de Jean-Luc Aotret
1- Louise Ackermann : De la Lumière !
2- Anatole France : A la lumière
3- Alphonse de Lamartine : L'automne
4- Maurice Carême : L’écureuil et la feuille
5- François Coppée : Matin d’octobre
6- Jean Mambrino : L'automne
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éditogramme