roses de Henri Fantin-Latour, cliquez sur les liens
En communion de pensée et de coeur
avec le vent d'Est de terre lointaine,
voici une offrande de quelques fleurs
nous rendant solidaires de ta peine.
de Jean-Luc Aotret
roses de Henri Fantin-Latour, cliquez sur les liens
En communion de pensée et de coeur
avec le vent d'Est de terre lointaine,
voici une offrande de quelques fleurs
nous rendant solidaires de ta peine.
de Jean-Luc Aotret
Jonque contemporaine face à Tréboul en Douarnenez photo Jalm, cliquez sur les liens
Je me suis embarqué sur un vaisseau qui danse
Et roule bord sur bord et tangue et se balance.
Mes pieds ont oublié la terre et ses chemins ;
Les vagues souples m’ont appris d’autres cadences
Plus belles que le rythme las des chants humains.
Jean de La Ville de Mirmont (1886-1914)
L’Horizon chimérique Recueil posthume 1920
affiche de Théophile-Alexandre Steinlen pour en savoir plus sur le chat noir cliquez sur le lien
Le pauvre pion doux si sale m’a dit : j’ai
bien mal aux yeux et le bras droit paralysé.
Bien sûr que le pauvre diable n’a pas de mère
pour le consoler doucement de sa misère.
Il vit comme cela, pion dans une boîte,
et passe parfois sur son front froid sa main moite.
Avec ses bras il fait un coussin sur un banc
et s’assoupit un peu comme un petit enfant.
Mais au lieu de traversin bien blanc, sa vareuse
se mêle à sa barbe dure, grise et crasseuse.
Il économise pour se faire soigner.
Il a des douleurs. C’est trop cher de se doucher.
Alors il enveloppe dans un pauvre linge
tout son pauvre corps misérable de grand singe.
Le pauvre pion doux si sale m’a dit : j’ai
bien mal aux yeux et le bras droit paralysé.
1888.
misères humaines Paul Gauguin en 1888, cliquez sur l'image
Toi qui fais rêver, ô brune
Si pâle, de clair de lune ;
Des heures blanches et lentes
Où les colombes lamentent ;
Le jour efface la lune,
Les blondes se rient des brunes.
Je t’ai onze jours aimée :
L’amour, n’est-ce pas fumée ?
Paul-Jean Toulet
Les Contrerimes : poèmes
Édition Émile-Paul frères, 1929
Le monde entier, semblable à une boule, roulerait dans un creux,
lorsque je dors ivre-mort, je ne m'en soucierais pas plus que d'un grain d'orge.
Hier au soir, je fus mis en gage dans la taverne pour une coupe de vin.
Le marchand de vin ne cessait de dire: "Ô l'excellent gage que je tiens là."
verguillon du côté de la Chapelle sur Loire, photo Jalm, cliquez sur les lien
le laboureur est dès l'aurore
incliné sur le timon
car le travail est ce trésor
qu'indique le verguillon
de Jean-Luc Aotret
Voici l'ultime verguillon de ce jeu estival jubilatoire, Janus va partir quelques jours à la chasse au verguillon sur l'île de Batz. Un grand MERCI à tous pour vos originales contributions et à bientôt pour un nouveau jeu poétique...
verguillon du côté de la Chapelle sur Loire, photo Jalm, cliquez sur les lien
Et si Verguillon épuisé
Se figeait en girandole
Où l'humble étoile du berger
Prenait la place d'Eole !....
Annie
verguillon à la station balnéaire des Rosaires créée par Lucien Rosengart dans la baie de St Brieuc, photo Jalm, cliquez sur les liens
Tu n’es point libre, verguillon,
D’abandonner ton perchoir.
Moi aussi, je suis en prison,
Retenu dans ce mouroir.
verguillon du côté de Kerhinet en Brière, photo Jalm, cliquez sur les lien
Lucius ne souhaite qu'une chose
perché sur son verguillon
découvrir un buisson de roses
pour dévorer ses boutons
de Jean-Luc Aotret