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L'âne a dit :" Mon compagnon,
Compagnon dans l'humble crèche,
Réchauffons cet enfançon
Couché dans la paille sèche !".
Annie
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L’âne a dit : « Sois patient,
Patient et bien plus doux ! ».
Doux mais toujours révoltant
Contre ce bas-monde fou !
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L’âne a dit : “Salut enfant,
Enfant du ciel, de lumière,
Lumière du dieu vivant,
Vivant d’amour, de prière.
David
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L'anadiplose, du grec "ana" : en avant et "diplosis" : redoublement, est la répétition au début d'un vers d'un ou plusieurs termes qui terminent le vers précédent comme dans cette première strophe du poème "Keepsake" d'Albert Samain :
Sa robe était de tulle avec des roses pâles,
Et rose pâle était sa lèvre, et ses yeux froids,
Froids et bleus comme l'eau qui rêve au fond des bois.
La mer Tyrrhénienne aux langueurs amicales.
Depuis longtemps, dans le folklore de nos campagnes, la croyance s'est répandue que les bêtes parlent dans la langue des hommes durant la nuit de Noël. Selon cette tradition, le boeuf et l'âne de la crèche tiennent, évidemment, un rôle privilégié.
Cette année, je vous propose donc que nous nous amusions à écrire, sur le thème de l'âne de le crèche qui parle la nuit de noël, en utilisant la figure de style de l'anadiplose. Les petits poèmes obtenus constitueront, au fur et à mesure des jours, le nouveau calendrier de l'Avent poétique de Temps-pestif.
règle : composez, sur le thème de l'âne qui parle dans la crèche, un quatrain (strophe de quatre vers) d'heptasyllabes (vers de sept pieds) sur deux rimes alternées abab comprenant au moins une anadiplose. Glissez-y, où vous le voulez, la proposition "l'âne a dit" et vous obtiendrez un petit poème que j'appellerais bien tout simplement un "L'âne a dit" comme celui-ci :
L'âne a dit : "je suis Lucius,
le Lucius de l'âne d'or,
tel l'or du roi Appellius,
posé là où l'enfant dort".
de Jean-Luc Aotret
Saisissez votre plume tel un aiguillon pour faire parler poétiquement ce "frère âne" qui ne vous quitte jamais. Vous êtes bien entendu instamment conviés à glisser vos créations et vos appréciations dans les commentaires.
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Mickael JACKSON et son clip
"Thriller", sans archétype
martèlent la nuit.
Créature hallucinante
sa danse macabr' hante,
ô lantern' qui luit !
Claudie
Voici l'ultime Jackoué de Claudie qui a ouvert le bal des Jacks O'lantern et qui le ferme avec cette évocation de la danse macabre créée par la star planétaire de la pop musique des années 80. Je vous remercie toutes et tous pour avoir participé à ce jeu sur la thématique d'Halloween et vous donne rendez-vous dès demain pour un nouveau jeu qui nous permettra de réaliser ensemble le calendrier de l'Avent poétique de Temps-Pestif pour 2020.
Janus
photo Valérie Quaillet, cliquez sur les liens
Whitechapel quartier de vices
Pas de quartier pour Jack
Quand les pavés ripent
Sous les lanternes complices
Il lardait démoniaque
Et puis jouait rip
Alain
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Jack, pauvre niakoué*,
Tu es mal éclairé
Avec tes lanternes !
Nos ancêtres les Gaulois**
Vont t’apprendre ton droit
À la vie moderne !
* Transcription phonétique de « nhà quê » qui signifie « paysan inculte » en vietnamien. Nom que les colons français utilisaient pour désigner les « indigènes ».
** Sous la colonisation, les écoliers vietnamiens apprenaient aussi « Nos ancêtres les Gaulois … » !