Rêves, 1896 Vittorio Matteo Corcos (1859-1933) Rome, Galleria Nazionale d'Arte Moderna, cliquez sur l'image
Poème à ma mère qui n’a pas vu son 88ème printemps. Laure Adler a intitulé l’un de ses livres « Les femmes qui lisent sont dangereuses ». Ma mère était-elle dangereuse ?
Notre mère lisait
Bien avant l’école et jusqu’au dernier jour
Notre mère lisait
Sachant que dans les livres on découvre l’univers
Qu’au détour d’un poème
Le cœur des hommes saigne
Notre mère lisait
Sachant qu’un alphabet peut changer l’horizon
Que les mots alignés
Sont source de liberté
Notre mère lisait
Sachant qu’au creux des pages il n’existe de frontières
Que les femmes d’ici
Sont sœurs de Karachi
Notre mère lisait
Sachant qu’au fil des mots on apprend à marcher
Notre mère lisait
La douleur et l’amour
Les cris des femmes – toujours –
Le feu des viles guerres
Les pleurs des affamés
Le noir d’encre du monde
Et pour nous ses enfants
Notre mère nous a lu
Les aurores boréales
Les douceurs d’arc-en-ciel
Les bleus changeant du ciel
L’eau vive des rivières
Les fleurs d’orangeraie
Notre mère nous a lu
Les chemins de traverse
Et les étoiles au loin qui nous font espérer
Yvette Aroca-Lehre
auteur né une année en 4 :
blanche rose à Daoulas, photo Jalm, cliquez sur l'image
Plume, vous travaillez en vain
En voulant comparer la main
De ma dame à mortelle chose,
Soit lis, ivoire ou blanche rose,
Pour ce que, quand Amour prétend
De rendre l'oeil humain content,
Ne peut montrer objet plus digne,
Hugues SALEL (1504-1553)
extrait de "De la main de Marguerite"
Bonjour les Amis, j'ai bien conscience que ce jeu fut un peu plus compliqué que d'habitude... Excusez-moi d'être intervenu si souvent, mais c'était uniquement pour que chacun(e) puisse être publié au moins une fois. La rime orpheline s'étant souvent faite petite souris perdue dans l'écheveau de nos vers, les chats poètes ont eu beaucoup de mal à l'attraper... Maintenant jugez donc du résultat, notre rosier constitué de cette superbe tresse de 22 roses a plutôt belle allure ! En tous cas, moi je suis très fier de vous et vous remercie à nouveau pour le plaisir que vous prenez à contribuer. C'est ainsi que, grâce à vous, ce blog reste, depuis bientôt 8 ans, bouillonnant de créativité poétique.
rosier au Relecq-Kerhuon photo Jalm, cliquez sur l'image
Perlée de rosée,
elle ouvre son coeur
la rose sacrée.
Une rose affleure
en mi-Février,
jardin en douceur.
Rose au port altier,
elle est si exquise
qu'elle est magnifiée.
Reine ou Marquise,
princesse d'un jour
en rose cerise.
Perdus le glamour
et la vie en rose !
- Seul reste l’amour.
Réséda ou Rose,
pour les yeux d'Elsa
l'un à l'autre s'oppose.
Rose s'inclina
pour "le Petit Prince"...
Il l'apprivoisa.
Pour moi elle en pince,
la rose Juliette
à la taille mince.
La rose secrète
rougit de bonheur,
son oeil doux furète.
Palpite son coeur !
au vent qui sublime,
Rose en sa candeur.
La rose victime
des pluies de l'hiver
glisse sous la rime.
Transie dans l'hiver,
cinglée par la bise,
une rose espère.
Ses jupons cerise,
Ses roses poudrés,
m'enivrent et me grisent.
Rose de clarté,
sème ta couleur
parmi les piliers.
Pour un' rose en fleur
exilée la Belle,
malheur, coeur, bonheur.
Rose m'ensorcelle
et pour mon malheur,
s'en retourne au ciel.
Un soleil flirteur
De Saint-Valentin
Caresse la fleur.
Au fond du jardin,
j'ai vu apparaître
la rose carmin.
Être ou ne pas être…
Ta rose est débile,
Car c’est du Hamlet !
La rose fragile
a courbé le dos,
sous le vent hostile.
Piquée d'un fuseau,
la Rose, cent ans,
dormit au château.
Rose d'Ispahan,
soyeuse caresse,
doux rêve d'orient.
Là finit la tresse.
Temps-pestif va être en vacances jusqu'à la saint Patrick. Janus s'en va voir la mer danser le long des golfes clairs du côté de Nice, merci pour votre fifélité et à bientôt...
rose d'Ispahan photo Jalm, cliquez sur l'image
rose d'Ispahan
soyeuse caresse
dous rêve d'orient
Marie-Christine
rose thé photo Jalm, cliquez sur l'image
Être ou ne pas être…
- Ta rose est débile,
Car c’est du Hamlet !
Dông Phong