21 février 2015
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pour en savoir plus sur Omar cliquez sur l'image
Présentez le salut de ma part à Khayyam, et ensuite dites-lui :
"Ô Khayyam ! tu es un ignorant. Quand donc ai-je dit que le vin est défendu ?
Il est licite pour les hommes intelligents,
il n'est défendu qu'aux ignares."
Omar Khayyam (1046-1131) les roubaïates
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roubaïates
20 février 2015
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auteur né une année en 5 :
Alain Chartier par Edmund Blair Laighton, cliquez sur l'image
Triste plaisir et douloureuse joye,
Aspre doulceur, desconfort ennuieux,
Ris en plorant, souvenir oublieux
M'acompaignent, combien que seul je soye.
Embuchié sont, affin qu'on ne les voye
Dedans mon cueur, en l'ombre de mes yeux.
Triste plaisir et amoureuse joye !
C'est mon trésor, ma part et ma monoyé ;
De quoy Dangier est sur moy envieux
Bien le sera s'il me voit avoir mieulx
Quant il a deuil de ce qu'Amour m'envoye.
Triste plaisir et douloureuse joye.
Alain CHARTIER (1385-1433)
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né une année en 5
19 février 2015
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affiche de Théophile-Alexandre Steinlen pour en savoir plus sur le chat noir cliquez sur l'image
À Édouard Manet.
Pas encor le printemps, mais ce n’est plus l’hiver.
Votre âme, ô ma charmante, a ces heures mêlées.
Les branches noires sont pleines d’un brouillard vert.
Les mots méchants et les paroles désolées,
Sur vos lèvres, bouton d’églantine entrouvert,
Cessent à mes baisers. Ainsi les giboulées
Fondent, et le gazon s’émaille à découvert.
Charles Cros
extrait de Transition - Le coffret de santal
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le chat noir
18 février 2015
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anse de Pen Hat à Camaret photo Jalm, cliquez sur l'image
Le sentier douanier
Déroulait ses splendeurs,
J'aurais voulu que l'heure
S’arrêtât de tourner.
Jakez
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rimes en rives
17 février 2015
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auteur né une année en 5 :
la femme au singe de Camille Alaphilippe au petit palais photo Jalm, cliquez sur l'image
Devant les dieux de clémence et concorde
Et devant toi, fille non comparable,
De qui mon âme attend miséricorde,
Je fais un voeu solennel et durable.
Que la grand' grâce en ton corps admirable
Ne me fait point poursuivre ta merci,
Non ta beauté sur Hélène exemplable,
Non ta maison, non ta richesse aussi ;
Mais tes vertus sans plus me font transi
Et telle amour en mon coeur ont éprise
Que je n'ai rien, fors toi seule en souci ;
Seule tu es que j'honore, aime et prise.
Aime-moi donc : point n'en seras reprise,
Car mon amour vient de bon jugement
Qui conduira l'amoureuse entreprise
Par les secrets de doux allégement.
Germain-Colin BUCHER (1475-1545)
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né une année en 5
16 février 2015
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cygne à Kerhuon photo Jalm, cliquez sur l'image
Tu sais bien qu’au lointain des mers aventureuses
Il n’est point de pays qui vaille ton essor,
Et que l’horizon morne où la vague se creuse
N’a d’autres pèlerins que les oiseaux du Nord.
Jean de La Ville de Mirmont (1886-1914)
L’Horizon chimérique Recueil posthume 1920
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horizon chimérique
15 février 2015
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la chambre à coucher à Arles par Van Gogh en 1888, cliquez sur l'image
Molle rive dont le dessin
Est d’un bras qui se plie,
Colline de brume embellie
Comme se voile un sein,
Filaos au chantant ramage —
Que je meure et, demain,
Vous ne serez plus, si ma main
N’a fixé votre image.
Paul-Jean Toulet
Les Contrerimes : poèmes
Édition Émile-Paul frères, 1929
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contrerimes
14 février 2015
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Corazón de Gilbert Quioc, cliquez sur l'image
Ébène en chevelure, part d'ombre descendant
sur votre visage, qu'ai-je vu en vous d'obscur qui me fascina tant ?
Ébène à se damner yeux d'ombre maligne où s'enfouir sans raison,
que m'offrîtes-vous qui me ravit ainsi ?
Est-ce l'entrevue de votre âme, la figuration muette d'un cœur battant
dans le silence de la chair absoute ; est-ce pur envoûtement :
comment départager le relief de folie du remède-miracle au vertige profond
qu'un soir, sans le savoir, vous me procurâtes si diligemment ?
O vous, que sans connaître déjà je baptise du nom
de Muse, savez-vous bien ce que vous me donnâtes en me laissant
rêver à vous, solitaire et démiurge d'une seule nuit ?
Puissiez-vous, à votre tour, souffrir ce que je souffre, et puis
aimer, qui sait ? ce que je vous laisse deviner sous
ces pauvres mots et ce rien de toile qui vous
dessine s'efforçant à vous mieux voir, tendrement...
Louis-Vyn
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temps-pestif
13 février 2015
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coquelicots photo Jalm, cliquez sur l'image
Laisse-moi te mener. Dans les miennes tes mains
Sont un fardeau plus doux que des fleurs ou des ailes.
Ecoute, les taillis sont pleins de souffles frêles.
On dirait que des dieux marchent par les chemins.
Stuart Merrill
Une Voix dans la Foule : poèmes
extrait de Adagio
Mercure de France, 1909
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merrillades
12 février 2015
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pointe du Van au cap Sizun photo Jalm, cliquez sur l'image
Au balcon des merveilles
Je musardais longtemps,
Grisé par l'océan
En parure vermeille.
Jakez
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rimes en rives