17 mars 2017
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Il me revient parfois à la saison
des transhumances
une soif de pays sans cartes ni
barbelés
un désir de terre à façonner
comme glaise
redonner souffle aux choses
mortes
faire vivre les pierres au-dedans
de moi-même
afin que se bâtisse un cloître de soleil
où les haies d’herbes folles seraient une prière
et la branche brisée une chanson d’été
CLAUDE BENADY
L’écrivain et poète Tuniso-canadien de langue française, Claude Benady est né le 10 septembre 1922, à Tunis, d’un père de la communauté juive et d’une mère chrétienne. En 1942, il est mobilisé en Tunisie, en France et en Allemagne. En 1947, il fonde la revue «Périple» et il devient rédacteur en chef de la revue «Kahena», en 1950. Il reçoit le Prix d’Afrique Méditerranéenne, pour son recueil de poésie «Marguerite à la source», en 1976. D’où est tiré l’extrait
Article publié par M. Mohamed Sossé Alaoui sur son blog : http://sossealaoui.blogspot.com/que nous remercions
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Printemps
16 mars 2017
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Suite à la tempête Zeus, il m'a semblé tout à fait de circonstance ce haïku !
Entouré de branches mortes
il se redresse -
le printemps !
Ishikawa Keirô
Le poème court japonais d'aujourd'hui
Poésie/Gallimard
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Le haïku du jeudi
15 mars 2017
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Je suis l’insoumise
L’indomptable berbère
J’ai dans mes tresses jamais conquise
Pris tant de cœurs de haute mer
Je vais figure de proue
D’un riche vaisseau pirate
Jetant sur des mers écarlates
Mes rêves avortés mes souvenirs jaloux
Ivre de liberté je fends l’air sauvage
Et de nul rivage ne veux être l’otage
Mon corps vierge et parfumé de myrrhe
S’offre à la seule caresse du vent
Et le soleil qui sur ma peau délire
Incruste d’or mes fibules d’argent
Fatéma CHAHID
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Printemps
14 mars 2017
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«Mythes et légendes»
extrait
J’effleure de ma main
Assoiffée de mythes
L’olivier
Qui couvre l’infini
La vallée de l’oubli
Tel Orphée avec sa lyre,
Je tente d’apaiser le temps,
D’arrêter son cours,
De porter les légendes au-delà de la ligne de l’éphémère..
Aïssa Ikken
1937-2016
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Printemps
13 mars 2017
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09:40
Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des ancêtres.
Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire
Et dans l’ombre qui s’épaissit.
Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans l’Arbre qui frémit,
Ils sont dans le Bois qui gémit,
Ils sont dans l’Eau qui coule,
Ils sont dans l’Eau qui dort,
Ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule :
Les Morts ne sont pas morts....
(extrait)
Birago Diop
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Printemps
12 mars 2017
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J'aime te sentir
Sur moi
Comme un pont écroulé
Ma rivière
Polira tes pierres
....
J'aime l'homme
Au dos vaste
Comme une steppe
Dans les profondeurs
De sa terre
J'écoute
Le bruit du troupeau de buffles
Qui le traverse
Anise KOLTZ
extraits parus dans l'Anthologie de la poésie féminine " Quand les femmes parlent d'amour " de Françoise Chandernagor . Editions Cherche Midi
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Les femmes aussi..
11 mars 2017
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Dans la roseraie je sens
le parfum de tes lèvres
Je vois ta couleur
dans la tulipe et le jasmin
S'il n'en était pas ainsi
j'ouvrirais mes lèvres
Afin qu'elles disent ton nom
et que je l'écoute
Rûmî
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les Quatrains de Rûmî
10 mars 2017
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Printemps
9 mars 2017
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Dans la cour d'école
l'insolence du mimosa
un feu d'artifice
....
La morsure du gel
sur les jonquilles en fleurs
l'hiver en sursis
Chantal COULIOU
A fleur de silence - Edition SOC & FOC
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Le haïku du jeudi
8 mars 2017
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00:13
l'astronome de Vermeer 1668 musée du Louvre, cliquez sur les liens
Vois-tu, vers le zénith, cette étoile nageant
Dans les flots de l’éther sans borne ?
L’astronome m’a dit que sa sphère d’argent
N’était plus rien qu’un cercueil morne.
Jadis, dans un superbe épanouissement,
D’un troupeau de mondes suivie,
Féconde, elle enfantait majestueusement
L’amour, la pensée et la vie.
Auguste DORCHAIN (1857-1930)
extrait de "Les Étoiles éteintes"
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né une année en 7