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4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 03:36

Un sanglot, comme un pleur
La hulotte s'envole
Nullement effrayé
L'engoulevent décolle
Sous la pâle  lueur
D'une lune en carré

Sélène

 

Rappel de la règle :

avec le vers de six pieds (hexamètre) "une lune en carré", composer par
le biais du commentaire une strophe carrée de 6 vers
de 6 pieds (sizain isomètrique), sur trois rimes disposées
comme bon vous semble.
Les créations seront remises en ligne au fur et à mesure.
Celle recueillant le plus de commentaires sous la simple
forme d'un +, aura la chance d'être proposée à l'équipe de
rédaction de la prochaine revue An Amzer Poésies de mai 2007.

à vos plumes les pierrots !

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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 04:07

Crions à l'infortune
Une Lune en carré
Répond à notre appel
Elle rit et nous sermonne
Ne tournez plus en rond !

Chantal Duros

Si cela vous plait mettez + en commentaire (voir règle du jeu du 25/12/06)

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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 08:47

Une lune en carré
Et un poisson pané
Recherchent l'angle droit
Sur la planète ronde
Pourtant les neiges fondent
Et reprennent leur ronde

Patrice

Si cela vous plait mettez + en commentaire (voir règle du jeu du 25 décembre)

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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 08:37

Onzième des quarantre quatre qatrains sur chose et rose :

 

C’est un bouquet de roses

C’est un buisson d’épines

C’est toujours quelque chose

Qu’on offre quand on dîne

de Jean-Luc Aotret

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1 janvier 2007 1 01 /01 /janvier /2007 01:50

une lune en carré
ça ne tourne plus rond
les yeux sur mon brouillon
carrément sans idée
le score sur ma copie
sera rond lui aussi !

Laure Teltakt

si cela vous plait, mettez + en commentaire sinon rien (voir règle du jeu du 25 décembre)

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31 décembre 2006 7 31 /12 /décembre /2006 02:45

Pour terminer l'année en beauté, voici trois beautés nées une année terminée par 6 :

Les Morts

... Les Morts aimés sont les hôtes aux mains discrètes
Qui demandent leur pain quotidien, sans bruit,
Ils ne viennent jamais nous troubler dans nos fêtes,
Mais veulent partager l'angoisse de nos nuits. [...]

Isabelle KAYSER (1866-1925)

Le coeur

Mon coeur tendu de lierre odorant et de treilles,
Vous êtes un jardin où les quatre saisons
Tenant du buis nouveau, des grappes de groseilles
Et des pommes de pin, dansent sur le gazon...
- Sous les poiriers noueux couverts de feuilles vives
Vous êtes le coteau qui regarde la mer,
Ivre d'ouïr chanter, quand le matin arrive,
La cigale collée au brin de menthe amer.
- Vous êtes un vallon escarpé ; la nature
Tapisse votre espace et votre profondeur
De mousse délicate et de fraîche verdure.
- Vous êtes dans votre humble et pastorale odeur
Le verger fleurissant et le gai pâturage
Où les joyeux troupeaux et les pigeons dolents
Broutent le chèvrefeuille ou lissent leur plumage.
- Et vous êtes aussi, coeur grave et violent,
La chaude, spacieuse et prudente demeure
Pleine de vins, de miel, de farine et de riz,
Ouverte au bon parfum des saisons et des heures,
Où la tendresse humaine habite et se nourrit...

Anna de NOAILLES (1876-1933) 
(Recueil : Le coeur innombrable)

Ah ! ne me dites pas...

Ah ! ne me dites pas que la vie est un rêve,
Une ombre qui s'enfuit et flotte sous mes pas ;
C'est le temps de la lutte, et si rien ne s'achève,
L'éternel avenir a son germe ici-bas.

La vie est un combat, la vie est une arène
Où le devoir grandit du triomphe obtenu ;
C'est le sentier qui monte, et pas à pas nous mène
Aux sommets d'où la vue embrasse l'inconnu.

Madame de PRESSENSÉ (1826-1901) 

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30 décembre 2006 6 30 /12 /décembre /2006 02:12

Voici 6 auteurs dont l'année de naissance se termine par 6 :

Je disais l'autre jour...

Je disais l'autre jour ma peine et ma tristesse
Sur le bord sablonneux d'un ruisseau dont le cours
Murmurant s'accordait au langoureux discours
Que je faisais assis proche de ma maîtresse.

L'occasion lui fit trouver une finesse :
Silvandre, me dit-elle, objet de mes amours,
Afin de t'assurer que j'aimerai toujours,
Ma main dessus cette eau t'en signe la promesse.

Je crus tout aussitôt que ces divins serments,
Commençant mon bonheur, finiraient mes tourments,
Et qu'enfin je serais le plus heureux des hommes.

Mais, ô pauvre innocent, de quoi faisais-je cas ?
Étant dessus le sable elle écrivait sur l'onde,
Afin que ses serments ne l'obligeassent pas.

Pierre de MARBEUF (1596-1645) 

À une dame qui lui demandait des énigmes

Je suis en même temps et de glace et de flamme,
La crainte et le désir accompagnent mes pas,
Ma peine a ses plaisirs, mon mal a ses appas
Et ma propre douleur me tient lieu de dictame.

En cet étrange état où souvent je me pâme,
J'ignore également la vie et le trépas.
Les endroits où je suis, c'est où je ne suis pas
Et j'ai du mouvement, bien que je sois sans âme.

Mon esprit de mon corps est toujours dégagé,
Un astre fait la nuit où je me vois plongé,
Un aveugle me guide, un enfant me conseille.

Je suis dans la prison et j'erre en mille lieux.
Voilà le seul énigme, adorable merveille,
Où ne pénètre point la clarté de vos yeux.

Claude MALLEVILLE (1596-1647) 

Crépuscule pluvieux

À Rodolphe Darzens.

L'ennui descend sur moi comme un brouillard d'automne
Que le soir épaissit de moment en moment,
Un ennui lourd, accru mystérieusement,
Qui m'opprime de nuit épaisse et monotone.

Pourtant nul glorieux amour ne m'a blessé,
Et c'est sans regretter les heures envolées
Que je revois au loin, vagues formes voilées,
Mes souvenirs errants au jardin du passé.

Et pourtant, maintenant, dans l'horreur languissante
D'un soir de pluie et dans la lente obscurité,
Je sens mon coeur que nul amour n'a déserté
Mélancolique ainsi qu'une chambre d'absente.

Éphraïm MIKHAËL (1866-1890) 

Une paisible et longue jouissance

Une paisible et longue jouissance
Fait les dégoûts et détruit la constance
Car s'attacher toujours au même bien
C'est posséder et ne sentir plus rien
Aussi, Philis, il faut être inconstante
Vous reprendrez votre premier usage
En reprenant votre premier visage
Et le retour de vos légèretés
Nous fera voir celui de vos beautés
Il faut brûler d'une flamme légère
Vive, brillante et toujours passagère
Être inconstante aussi longtemps qu'on peut
Car un temps vient que ne l'est pas qui veut.

Charles de Marguetel de SAINT-ÉVREMOND (1616-1703) 

Hymne des siècles nouveaux

Notre règne est venu. L'avenir, c'est la vie.
De son chemin d'hier notre vaisseau dévie,
Ô peuples désolés,
Pour guider vers le port vos rames et vos voiles,
Il faut un autre phare, il faut d'autres étoiles
A vos cieux dépeuplés.

Ces étoiles, c'est nous ! Ce phare nous le sommes !
Nous venons apporter notre lumière aux hommes.
Nous sortons de la nuit pour leur rendre le jour,
Car toute obscurité doit enfin disparaître.
Le juge dans la loi, dans le temple le prêtre
Ne verront plus régner que le seul Dieu d'amour.

Nos flambeaux inconnus à tous les Zoroastres
Montent sur l'horizon comme de nouveaux astres,
Et déjà nous voyons
La terre prodiguer ses trésors moins avares
Et les fronts ulcérés des Jobs et des Lazares
Se couvrir de rayons. [...]

André VAN HASSELT (1806-1874)

Je change de désirs, non pas de volonté

Je change de désirs, non pas de volonté,
Je change de fortune, et non pas d'espérance,
Je change de conseil, et non pas d'assurance,
Je change de liens, non de captivité.

De mourir pour vos yeux mes désirs ont été,
Et ma fortune était en mon mal patience,
Mon conseil, de périr sous votre obéissance,
Mes liens, les rigueurs de votre cruauté.

Et maintenant je veux vivre pour vos beaux yeux,
J'espère de trouver en vous aimant mon mieux,
Assuré du loyer de mon heureux servage,

De vos perfections éternel serviteur,
En un meilleur état, je change mon malheur,
Et je change constant sans changer de courage.

Béroalde de VERVILLE (1556-1626) 

 

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29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 01:11

Deux auteurs nés une année terminant en 6 :

Chanson


Vous, avec vos yeux, avec tes yeux,
Dans la bastille que tu hantes !
Celui qui dormait s'est éveillé
Au tocsin des heures beuglantes.
Il prendra sans doute
Son bâton de route
Dans ses mains aux paumes sanglantes.

Il ira, du tournoi au combat,
À la défaite réciproque ;
Qu'il fende heaumes beaux et si clairs,
Son pennon, qu'il ventèle, est loque !
Le haubert qui lace
Sa poitrine lasse,
Si léger ! il fait qu'il suffoque.

Ah, que de tes jeux, que de tes pleurs
Aux rémissions tu l'exhortes,
Ah laisse ! tout l'orage a passé
Sur les lys, sur les roses fortes.
Comme un feu de flamme
Ton âme et son âme,
Toutes deux vos âmes sont mortes

Jean MORÉAS (1856-1910) 
(Recueil : Le pèlerin passionné)

Invitation

Je t'attends samedi, car Alphonse Allais, car
A l'ombre, à Vaux, l'on gèle. Arrive. Oh ! la campagne !
Allons - bravo ! - longer la rive au lac, en pagne ;
Jette à temps, ça me dit, carafons à l'écart.

Laisse aussi sombrer tes déboires, et dépêche !
L'attrait (puis, sens !) : une omelette au lard nous rit,
Lait, saucisse, ombre, thé des poires et des pêches,
Là, très puissant, un homme l'est tôt. L'art nourrit.

Et, le verre à la main, - t'es-tu décidé ? Roule -
Elle verra, là mainte étude s'y déroule,
Ta muse étudiera les bêtes et les gens !

Comme aux dieux devisant, Hébé (c'est ma compagne)...
Commode, yeux de vice hantés, baissés, m'accompagne...
Amusé tu diras : " L'Hébé te soûle, hé ! Jean ! "

Jean GOUDEZKI (1866-1934) 

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28 décembre 2006 4 28 /12 /décembre /2006 02:57

Dixième des quarante quatre quatrains sur chose et rose :

Où se trouve la rose

Se trouve aussi ton cœur

Eloigné de ces choses

Qui nourrissent tes peurs

de Jean-Luc Aotret

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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 02:20

Auteur né et mort une année se terminant en 6 :

Contre ses parents
Sonnet irrégulier.

A Monsieur Moreau.

Oui, Moreau, ma façon de vivre
Est de voir peu d'honnêtes gens
Et prier Dieu qu'il me délivre
Surtout de messieurs mes parents.

Ce que j'ai souffert avec eux
Surpasse même la souffrance
De celui qui, pour sa constance,
Dans l'Écriture est si fameux.

Hélas ! ce sage misérable
N'eut jamais affaire qu'au diable
Qui le mit nu sur son fumier.

Pour voir sa patience entière,
Il fallait que Job eût affaire
Aux deux soeurs de Monsieur Lhuillier.

Claude-Emmanuel Lhuillier, dit CHAPELLE (1626-1686) 

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