est-elle donc mal barrée,
la lune en carré ?
que fait-il sans sa plume
Pierrot qui allume
sa chandelle clamsée ?
soignerait-il son rhume ?
Olwenn
est-elle donc mal barrée,
la lune en carré ?
que fait-il sans sa plume
Pierrot qui allume
sa chandelle clamsée ?
soignerait-il son rhume ?
Olwenn

problème géométrique ?
échappée onirique ?
une lune en carré
quatre traits bien tirés
et l'écolier rêveur
passe en lune les heures
M.T. Hachet
treizième de quarante quatre quatrains sur chose et rose :

Cinq pétales de roses
Qui en gouttes vermeilles
Eclaboussent les choses
Et font qu’on s’émerveille
de Jean-Luc Aotret

Me mamourer, amour,
sans fin ? fi de feints fards
Cesse ici ça, sot sourd
Et tète ta télé
Regarde-toi, blafard :
Une lune en carré
Gab
auteur né une année en 7 :

A Valognes
Ex imo.
C'était dans la ville adorée,
Sarcophage pour moi des premiers souvenirs,
Où tout enfant j'avais, en mon âme enivrée,
Rêvé ces bonheurs fous qui restent des désirs !
C'était là... qu'une après-midi, dans une rue,
Dont un soleil d'août, de sa lumière drue,
Frappait le blanc pavé désert, - qu'elle passa,
Et qu'en moi, sur ses pas, tout mon coeur s'élança !
Elle passa, charmante à n'y pas croire,
Car ils la disent laide ici, - stupide gent !
Tunique blanche au vent sur une robe noire,
Elle était pour mes jeux comme un vase élégant,
Incrusté d'ébène et d'ivoire !
Je la suivis... - Ton coeur ne t'a pas dit tout bas
Que quelqu'un te suivait, innocente divine,
Et mettait... mettait, pas pour pas,
Sa botte où tombait ta bottine ?...
Qui sait ? Dieu te sculpta peut-être pour l'amour,
Ô svelte vase humain, élancé sur ta base !
Pourquoi donc n'es-tu pas, ô vase !
L'urne de ce coeur mort que tu fis battre un jour !
Jules BARBEY D'AUREVILLY (1807-1889)
(Recueil : Poussières)

La lune devenue ronde
Va-t-elle se décider
A rentrer dans cette boîte ?
Mais non elle est trop droite
Elle déborde du monde
Une lune en carré
Gwen
Trébalot

Les Rois Mages
Ils perdirent l'étoile, un soir ; pourquoi perd-on
L'étoile ? Pour l'avoir parfois trop regardée,
Les deux rois blancs, étant des savants de Chaldée,
Tracèrent sur le sol des cercles au bâton.
Ils firent des calculs, grattèrent leur menton,
Mais l'étoile avait fui, comme fuit une idée. 
Et ces hommes dont l'âme eut soif d'être guidée
Pleurèrent, en dressant des tentes de coton.
Mais le pauvre Roi noir, méprisé des deux autres,
Se dit "Pensons aux soifs qui ne sont pas les nôtres,
Il faut donner quand même à boire aux animaux."
Et, tandis qu'il tenait son seau d'eau par son anse,
Dans l'humble rondde ciel où buvaient les chameaux
Il vit l'étoile d'or, qui dansait en silence.
Edmond ROSTAND (1868-1918)
(Recueil : Les musardises)

Elle sortait trop tard
de ses quartiers la nuit
on lui creva un œil
piétina le portrait
Elle éclipse toujours
la fuite des amours
Trébalot

Une lune en carré,
Une lune de miel
Sise au septième ciel,
Un croissant dans la lune
En aubade à la brune,
Vous disent : Bonne Année !
Jacques Prémel-Cabic
Douzième des quarante quatre quatrains sur chose et rose :

Mignonne et si la rose
Qu’alla cueillir Ronsard
Etait bien autre chose
Qu’une fleur qui se pare
de Jean-Luc Aotret