Une fois n'est pas coutume
En réponse aux commentaires de Marylène et Jakez
sur l'extrait du "Livre pour toi" de Marguerite Burnat -Provins,
il m'est revenu en mémoire la très jolie chanson de Jean Ferrat :
.../...
Les matins succombent sous les fleurs, les soirs sont gorgés de parfums (.../...)
J'ai jeté ma tunique inutile pour donner ma poitrine aux abeilles, mes doigts aux papillons.
Les feuilles jouent autour de mon visage et le geai m'a crié des folies en passant.
Es-tu jaloux, Sylvius ?
Le soleil m'a prise à la nuque, son corps de feu m'a possédée.
Maintenant, je sens croître dans mes entrailles un fruit lumineux d'été.
extrait de " Le livre pour toi"
Les hirondelles chavirent
appel d'air
du nid sous la poutre
recueil " Terres des commencements" édition La Part Commune
Aujourd'hui je vous propose de découvrir
en cliquant sur le lien suivant vous pourrez l'écouter et la voir :
Rentrez dans vos cartons, robe, rubans, résille !
Rentrez, je ne suis plus l’heureuse jeune fille
Que vous avez connue en de plus anciens jours.
Je ne suis plus coquette, ô mes pauvres atours !
Laissez-moi ma cornette et ma robe de chambre,
Laissez-moi les porter jusqu’au mois de décembre ;
Leur timide couleur n’offense point mes yeux :
C’est comme un deuil bien humble et bien silencieux,
Qui m’adoucit un peu les réalités dures.
Allez-vous-en au loin, allez-vous-en, parures !
Avec vous je sens trop qu’il ne reviendra plus,
Celui pour qui j’ai pris tant de soins superflus !
Quand vous et mon miroir voulez me rendre fière,
Retenant mal les pleurs qui mouillent ma paupière,
Sentant mon cœur mourir et l’appeler tout bas,
Je répète : « À quoi bon, Il ne me verra pas ! »
.../...( extrait)
les alyscamps par Van Gogh, cliquez sur les liens
En Arles.
Dans Arle, où sont les Aliscams,
Quand l’ombre est rouge, sous les roses,
Et clair le temps,
Prends garde à la douceur des choses,
Lorsque tu sens battre sans cause
Ton cœur trop lourd ;
Et que se taisent les colombes :
Parle tout bas, si c’est d’amour,
Au bord des tombes.
Chansons, romances sans musique
Les Contrerimes : poèmes
Édition Émile-Paul frères, 1929
Ce que je demande c'est un flacon de vin de rubis,
une oeuvre de poésie, un instant de répit dans la vie et la moitié d'un pain.
Si avec cela je pouvais, ami, demeurer près de toi dans quelque lieu en ruine,
ce serait un bonheur préférable à celui d'un sultan dans son royaume.