Mon maître ramasse
Et adopte en masse
Des chiens en détresse
En mal de caresses
Je suis en disgrâce !
Claudie
Mon maître ramasse
Et adopte en masse
Des chiens en détresse
En mal de caresses
Je suis en disgrâce !
Claudie

Chien de temps qui passe, passé qui s'efface,
bouts de souvenirs,
rires, sourires, soupirs...
Mon maître ramasse!
Danièle
Voici un chinquain d'époque que l'on peut découvrir sur une curieuse tapisserie baptisée "la pirouete" sise au musée national du moyen âge, hôtel de Cluny à Paris.
Je qui tourne soubz autrui main
Nay seurete ni soir ni main
Car sil soubz quelle main je tourne
Si soudainement sen retourne
Quil nettent ni hui ni demain
moi qui tourne sous la main d'autrui
je suis en repos ni soir ni matin
car celui sous la main de qui je tourne
s'en retourne si soudainement
qu'il n'attend ni aujourd'hui ni demain
Henri Baude (1430-1496)
Alliant grâce et classe
Mon maître ramasse
Titres et grands prix
Mais il me chérit
Moi le chien sans race.
Chantal
en passant par l'île de Brehat, voici un auteur né une année en 7 :

Louis Guillaume (1907-1971)
Mon maître ramasse
Les coups et les crasses
Avec le sourire
Sans jamais haïr
Ces chiens qui l'harassent
katell
La poésie tient beaucoup dans l'art de détourner les choses, la métaphore, notamment, en est une belle illustration. Je vous propose, à l'occasion d'un nouveau jeu poétique, de détourner une chose aussi banale que ce slogan glané sur le trottoir durant mes flâneries à travers la cité :

règle :
Composez une strophe carrée de cinq vers (quintil) de cinq pieds (pentasyllabe) avec deux rimes (a et b) que vous disposez de la manière suivante aabba et vous avez déjà ce que les grands rhétoriqueurs du 15ème appelaient un "chinquain". Prenez pour n'importe lequel des cinq vers "Mon maître ramasse" et insérez n'importe où le mot "chien" et vous obtiendrez ce que j'aurais envie d'appeler un "chienquain", exemple :
Mon maître ramasse
Et sans cesse entasse
En chien de fusil
Dans tout ce fourbi
Je n'ai plus ma place
de Jean-Luc Aotret
Bien sûr l'ojectif du poète, réside là dans le fait d'échapper le plus possible à la trivialité du sujet, alors à vos plumes pour relever ce défi !
Vous êtes instamment conviés à laisser vos appréciations en commentaires, en notant que le jeu prendra fin le 1 avril, date à compter de laquelle un jury de l'association An Amzer Poésies statuera, à partir de ceux-ci, pour désigner une gagnante ou un gagnant à qui seront offertes des publications des Editions An Amzer.

"Ô jour lève-toi ! des atomes dansent, les âmes, éperdues d'extase, dansent,
A l'oreille, je te dirai où l'entraîne sa danse,
Tous les atomes dans l'air et dans le sésert,
Sache-le bien, sont tels des insensés,
Chaque atome, heureux ou misérable,
Est épris du Soleil dont rien ne peut être dit."
Rûmî (1207-1273)

Les hommes sont comme les papillons devant la flamme d'une bougie,
Le premier s'en approche et dit :
"Moi je connais l'amour"
Le second vient effleurer la flamme des ses ailes et dit :
"Moi je connais la brûlure de l'amour"
Le troisième se jette au Coeur de la flamme et se consume
Lui seul connaït le véritable amour.
Attâr (v.1120-1190)
poème mis en muique par Armand Amar pour le magnifique film du tunisien Nacer Khemir :
Le temps de l'essentiel prend son temps
Il sait l'art de murir
Il est celui qui fait les sages
Jean Biès
Déchiré dans l'indifférence
le silence parle de l'essence
Gève
Nous devons aux arbres
Notre nature d'être humain
Francis Hallé
Au plus profond des bois la patrie a son coeur
Un peuple sans forêt est un peuple qui meurt.
C'est pourquoi tous ici, l'orsqu'un arbre succombe,
Jurons d'en planter un autre sur sa tombe.
Puissent nos enfants voir, aux saisons futures,
Des chênes et des pins les robustes ramures
Onduler sur la plaine et moutonner dans l'air,
Pareils aux flots mouvants et féconds de la mer.
André Theuriet (1833-1907)
Texte glané à Levens lors d'une expo photos consacrée à l'arbre. A défaut de naître une année en 7 notre auteur académicien a eu la gentillesse de mourir une année en 7.