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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 00:32
2ème chanson

Mme Roulin par Paul Gauguin en 1888, cliquez sur l'image

 

Les trois dames d’Albi.


Filippa, Faïs, Esclarmonde,
les plus rares, que l’on put voir,
beautés du monde ;

 

Mais toi si pâle encor d’avoir
Couru la lune l’autre soir
Aux quatre rues,

 

Écoute : au bruit noir des chansons
Satan flagelle tes sœurs nues ;
Viens, et dansons.

 


Paul-Jean Toulet
Les Contrerimes : poèmes
Édition Émile-Paul frères, 1929

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 10:56
1ère chanson

les alyscamps par Van Gogh, cliquez sur les liens

 

En Arles.


Dans Arle, où sont les Aliscams,
Quand l’ombre est rouge, sous les roses,
Et clair le temps,

 

Prends garde à la douceur des choses,
Lorsque tu sens battre sans cause
Ton cœur trop lourd ;

 

Et que se taisent les colombes :
Parle tout bas, si c’est d’amour,
Au bord des tombes.

 

Paul-Jean Toulet

Chansons, romances sans musique
Les Contrerimes : poèmes
Édition Émile-Paul frères, 1929

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 00:16
70ème contrerime

paysage d'Arles par Paul Gauguin en 1888, cliquez sur les liens

 

La vie est plus vaine une image
Que l’ombre sur le mur.
Pourtant l’hiéroglyphe obscur
Qu’y trace ton passage

 

M’enchante, et ton rire pareil
Au vif éclat des armes ;
Et jusqu’à ces menteuses larmes
Qui miraient le soleil.

 

Mourir non plus n’est ombre vaine.
La nuit, quand tu as peur,
N’écoute pas battre ton cœur :
C’est une étrange peine.

 

 

Paul-Jean Toulet
Les Contrerimes : poèmes
Édition Émile-Paul frères, 1929

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 06:39
69ème contrerime

les alyscamps par Van Gogh, cliquez sur lles liens

 

Quand l’âge, à me fondre en débris,
Vous-même aura glacée
Qui n’avez su de ma pensée
Me sacrer les abris ;

 

Qui, du saut des boucs profanée,
sécherez
A l’herbe dont tous les attraits,
C’est une matinée ;

 

Quand vous direz : " où est celui
De qui j’étais aimée ? »
Embrasserez-vous la fumée
D’un nom qui passe et luit ?


Paul-Jean Toulet
Les Contrerimes : poèmes
Édition Émile-Paul frères, 1929

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 00:34
68ème contrerime

Arlésiennes par Paul Gauguin en 1888, cliquez sur les liens

 

In memoriam J. G. M.
M. C. M. III.


Dormez, ami ; demain votre âme
Prendra son vol plus haut.
Dormez, mais comme le gerfaut,
Ou la couverte flamme.

 

Tandis que dans le couchant roux
Passent les éphémères,
Dormez sous les feuilles amères.
Ma jeunesse avec vous.

 

Paul-Jean Toulet
Les Contrerimes : poèmes
Édition Émile-Paul frères, 1929

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 00:40
67ème contrerime

oliviers par Van Gogh en 1889, cliquez sur les liens

 

O jour qui meurs à songer d’elle
Un songe sans raison,
Entre les plis du noir gazon
Et la rouge asphodèle ;

 

N’est-ce pas, aux feux du plaisir
Inclinée et rebelle,
Elle encor, mais cent fois plus belle,
Et de flamme à saisir ?

 

… Là-bas monte la voix dernière
D’un bouvier sous les cieux.
On n’entend plus que ses essieux
Qui grincent dans l’ornière.

 

Paul-Jean Toulet
Les Contrerimes : poèmes
Édition Émile-Paul frères, 1929

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 00:09
66ème contrerime

Le mas d'Arles Paul Gauguin 1888, cliquez sur les liens

 

Sur l’océan couleur de fer
Pleurait un chœur immense
Et ces longs cris dont la démence
Semble percer l’enfer.

 

Et puis la mort, et le silence
Montant comme un mur noir.
… Parfois au loin se laissait voir
Un feu qui se balance.

 

Paul-Jean Toulet
Les Contrerimes : poèmes
Édition Émile-Paul frères, 1929

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 00:46
65ème contrerime

La Nuit étoilée, 1889, Van Gogh, cliquez sur l'image

 

Épitaphe.
I. M. N.

 

Plus souple à dénouer mes plis
Que le serpent n’ondule,
Ayant tous, ô Vénus Pendule,
Tes rites accomplis ;

 

Quand vint l’heure où le cœur se navre,
Et des fatals ciseaux,
Je mourus, comme les oiseaux,
Sans laisser de cadavre.

 

Paul-Jean Toulet

 

Les Contrerimes : poèmes
Édition Émile-Paul frères, 1929

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 00:06
64ème contrerime

L'Allée des Alyscamps Paul Gauguin 1888, cliquez sur les liens

 

Toi, pour qui les dieux du mystère
Sont restés étrangers,
J’ai vu ta mâne aux pieds légers,
Descendre sous la terre,

 

Comme en un songe où tu te vois
A toi même inconnue,
Tu n’étais plus, — errante et nue, —
Qu’une image sans voix ;

 

Et la source, noire, où t’accueille
Une fauve clarté,
Une étrange félicité,
Un rosier qui s’effeuille…

 

Paul-Jean Toulet
Les Contrerimes : poèmes
Édition Émile-Paul frères, 1929

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 00:12
63ème contrerime

vergers en fleurs Arles 1889 Van Gogh , cliquez sur lles liens

 

Toute allégresse a son défaut
Et se brise elle-même.
Si vous voulez que je vous aime,
Ne riez pas trop haut.

 

C’est à voix basse qu’on enchante
Sous la cendre d’hiver
Ce cœur, pareil au feu couvert,
Qui se consume et chante.

 

Paul-Jean Toulet
Les Contrerimes : poèmes
Édition Émile-Paul frères, 1929

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