"Au lion d'or" est ce fameux calembour (au lit on dort) qui sert d'enseigne à nombre d'hôtels à travers toute la France, mais ce peut être également une allusion au sommeil du roi des animaux que l'on retrouve dans un poème du père Hugo (1802-1885) intitulé "la méridienne du lion" (Recueil : Les chansons des rues et des bois) dont je vous livre ici la première strophe :
Le lion dort, seul sous sa voûte.
Il dort de ce puissant sommeil
De la sieste, auquel s'ajoute,
Comme un poids sombre, le soleil.
Par ailleurs, le vers léonin (du latin leo : lion) est un vers dont les deux hémistiches riment ensemble comme dans ce vers du Polyeucte martyr (Acte V, Scène III) de Pierre Corneille :
Je n'en vois point mourir que mon cœur n'en soupire,
En ce temps du lion zodiacal qu'est le mois d'août, je vous propose de jouer en nous inspirant de la prosodie de nos deux grands maîtres.
lion d'or de saint Marc au vitrail de l'église N.D. de Bonne Nouvelle à Lorient photo Jalm cliquez sur l'image
règle : composez un quatrain d'octosyllabes léonins (strophes de quatre vers de huit pieds dont les hémistiches riment entre eux) sur deux rimes alternées. Glissez-y où vous le voulez les mots "lion", "d'or" ou/et "dort" pour obtenir un petit poème que j'appellerais bien un "leondor" comme celui-ci :
au lion d'or quand le froid mord
sur le chemin le pélerin
bénit son sort et serein dort
couvert du lin de son destin
de Jean-Luc Aotret
Que la crinière de l'astre d'août darde ses rayons d'or sur vos après-midi somnolantes pour vous inspirer une poésie toute léonine.
Vous êtes bien entendu chaleureusement conviés à glisser vos créations et vos appréciations dans les commentaires.







