L'élégie est un poème antique d'hexamètres et de pentamètres associés en distiques pour évoquer la douleur amoureuse. A l'époque romantique cette forme se transformera en genre poétique comme nous le montre cette strophe de Marceline Desbordes-Valmore extraite du texte "les séparés" :
N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre.
Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau.
J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre,
Et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau.
N'écris pas !
Je vous propose à l'occasion de cette nouvelle "saint Valentin" de prendre le contre-pied du côté léger de la fête amoureuse en évoquant les amours malheureuses comme a su si bien le faire à sa manière maître Georges dans sa chanson "Cupidon s'en fout" dont voici un des savoureux couplets :
On effeuilla vingt fois la marguerite,
Elle tomba vingt fois sur "pas du tout".
Et notre pauvre idylle a fait faillite,
Il est des jours où Cupidon s'en fout.
Il est des jours où Cupidon s'en fout.
cupidon de "l'élégie" de William Bouguereau, cliquez sur l'image
règle : composez trois distiques (strophes de deux vers) constitués d'un hexamètre (vers de six pieds) et d'un pentamètre (vers de cinq pieds) sur deux rimes disposées de la manière suivantes a,b ; a,b ; a,b. Glissez-y où vous le voulez le pentamètre "Cupidon s'en fout" et vous obtiendrez ce que j'appellerais bien un "cupidolor" comme celui-ci :
Mon coeur est triste quand
Cupidon s'en fout
et qu'il s'en va laissant
s'éteindre entre nous
le feu des traits brûlants
oubliés au clou
de Jean-Luc Aotret
Sachez donc tailler vos plumes de cupidon pour empenner vos traits poétiques afin qu'ils puissent toucher à tous les coups le coeur des visiteurs de temps-pestif.
Vous êtes bien entendu chaleureusement conviés à glisser vos créations et vos appréciations dans les commentaires.







