1 août 2010
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Dans la nuit qu’elle argente avec son regard blanc,
Faisant hurler les chiens et chanter le spoètes,
La Lune pend, légère, ainsi qu’un cerf-volant.
Au milieu des tuyaux longs et des girouettes
Qui dentellent les toits blancs de leur profil noir,
Chagrine, elle poursuit les chattes inquiètes,
Et guettant les matous lascifs qui vont s’asseoir
Au bord de la gouttière, elle monte la garde
Devant ces diamants, les étoiles du soir.
Voici l’astre aux blancheurs métalliques qui farde
De craie, au fond du ciel, son masque glacial,
La Lune pâle et ronde, attirante et blâfarde,
Comme un suave écu de cent sous idéal.
Louis Denise
in Le Chat Noir, 18 octobre 1884
Faisant hurler les chiens et chanter le spoètes,
La Lune pend, légère, ainsi qu’un cerf-volant.
Au milieu des tuyaux longs et des girouettes
Qui dentellent les toits blancs de leur profil noir,
Chagrine, elle poursuit les chattes inquiètes,
Et guettant les matous lascifs qui vont s’asseoir
Au bord de la gouttière, elle monte la garde
Devant ces diamants, les étoiles du soir.
Voici l’astre aux blancheurs métalliques qui farde
De craie, au fond du ciel, son masque glacial,
La Lune pâle et ronde, attirante et blâfarde,
Comme un suave écu de cent sous idéal.
Louis Denise
in Le Chat Noir, 18 octobre 1884








