La couronne de l'avent est une tradition allemande du 19ème siècle qui après s'être répandue dans le nord de l'Europe, a gagné les Etats Unis et nous est revenue avec santa Klaus et tout son cortège de Noël. A l'origine il s'agit d'un moyen de faire patienter les enfants durant le temps de l'avent en disposant sur une simple couronne de bois 19 petites bougies rouges allumées jour après jours et 4 bougies blanches allumées chacun des 4 dimanches précédant Noël. Par la suite, ne seront conservées que les quatre bougies des dimanches et la couronne sera confectionnée en paille pour pouvoir y fixer des branches de feuillage vert, elle deviendra alors à la fois un symbole de vie et un signe du retour de la lumière au début de l'hiver .
En poésie, lorsque la syllabe terminale des deux derniers mots d'un vers est la même, la rime est dite couronnée, comme dans cette strophe de Clément Marot (1497-1544) tirée de "Dieu gard ma Maîtresse et Régente" :
La blanche colombelle belle,
Souvent je vais priant, criant :
Mais dessous la cordelle d'elle
Me jette un œil friant riant,
En me consommant, et sommant
A douleur, qui ma face efface :
Dont suis le réclamant amant,
Qui pour l'outrepasse trépasse.
Je vous propose donc pour illustrer poétiquement notre calendrier de l'Avent 2012 de nous inspirer de la tradition des couronnes de noël, qu'elles soient de l'Avent, des portes ou des rois mages pour créer des petits textes utilisant la technique employée par ce cher Clément.
règle : Composez une strophe de cinq vers (quintil) de huit pieds (octosyllabe) avec deux rimes (a et b) que vous disposez de la manière suivante aabba et vous obtenez cette forme fixe médiévale appelée "chinquain" que nous avons déjà utilisée notamment en mars 2007 et octobre 2008. Glissez-y où vous voulez le mot "couronne" et faites en sorte qu'il y ait au moins une rime couronnée dans la stophe et vous aurez créé ce que j'appellerais bien tout simplement une couronne comme celle-ci :
couronne de noël de porte à Bruges photo Jalm, cliquez sur l'image
Il lorgne la couronne, sonne
Et court sous l'injure qui tonne.
Fier de sa performance, danse
chantant une vieille romance,
petit gueux farceur de l'automne.
de Jean-Luc Aotret
Mettez de la lumière et de la vie dans vos poétiques plumes pour décorer ces couronnes de noël de vos plus beaux vers... Vous êtes bien entendu instamment conviés à glisser vos créations et vos appréciations dans les commentaires.








