Bonhomme de neige à Guipavas Janvier 2010 photo Jalm, cliquez sur l'image
C'est un premier janvier empreint de bonne grâce
Que le jour paresseux vint cogner à mon huis
Le temps avait omis de laisser une trace
Et l'an passé sombrait dans l'antre de l'oubli.
Le souffle de l'année avait courbé les branches,
Le poids de l'âge, lui, empesait de raideur
La démarche traînante, sans donner carte blanche,
Au soir qui s'éclipsait, sans nulle autre douleur!
Est-ce pour oublier que la vie est fragile
Que tous ces mirlitons déroulent tant d'ardeur,
En un de profundis, adieu puérile
Aux caprices du temps, implacable empereur.
L'aiguille passe et repasse au cadran de la montre,
Le sablier n'a cure de freiner sa lenteur,
Marchons sans hésiter, partons à la rencontre,
De l'an neuf qui attend, soyons-en les acteurs !...
Annie







