6 avril 2009
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La reverdie est une petite poésie lyrique, très en vogue au 15ème siècle, tout entière dédiée à la célébration du printemps, comme en témoigne cette strophe d'un anonyme du moyen âge :
Je vous propose, au premier mois de cette saison, de nous amuser à détourner cette forme poétique en donnant également notre avis sur l'hiver tel fit Charles d'Orléans dans son rondel :
règle : composez un sizain (strophe de 6 vers) d'heptasyllabes (vers de 7 pieds) sur deux rimes disposées de la manière suivante : aabaab. Dans les trois premiers vers célèbrez le printemps, dans les trois suivant jugez l'hiver et vous obtiendrez alors ce que j'appellerais bien un "reverdict" comme celui-ci !
Tendez vos plumes au soleil du printemps en vous rappelant les frimas de l'hiver et prononcez vos sentences poétiques en vrais "robins* des bois" !...
Ce jeu durera jusqu'à la quasimodo, date à compter de laquelle quelques anamzeriens réfléchiront à une façon originale de publier vos oeuvres.
Vous êtes bien entendu instamment conviés à laisser vos appréciations dans les commentaires.
*sobriquet moyenâgeux pour les hommes de robe, autrement dit les magistrats.
çainturette avoit de feuille
qui verdist quant li tens mueille
d'or est boutonade.
L'aumosniere estoit d'amor,
Li pendant furent de flor :
Par amors fu donade.
qui verdist quant li tens mueille
d'or est boutonade.
L'aumosniere estoit d'amor,
Li pendant furent de flor :
Par amors fu donade.
publiée par Pierre Aubry
dans Trouvères et troubadours éd. Georg Olms
dans Trouvères et troubadours éd. Georg Olms
Je vous propose, au premier mois de cette saison, de nous amuser à détourner cette forme poétique en donnant également notre avis sur l'hiver tel fit Charles d'Orléans dans son rondel :
Mais vous, Yver, trop estes plain
De nege, vent, pluye et grezil ;
On vous deust banir en essil.
Sans point flater, je parle plain,
Yver, vous n'estes qu'un villain !
De nege, vent, pluye et grezil ;
On vous deust banir en essil.
Sans point flater, je parle plain,
Yver, vous n'estes qu'un villain !
règle : composez un sizain (strophe de 6 vers) d'heptasyllabes (vers de 7 pieds) sur deux rimes disposées de la manière suivante : aabaab. Dans les trois premiers vers célèbrez le printemps, dans les trois suivant jugez l'hiver et vous obtiendrez alors ce que j'appellerais bien un "reverdict" comme celui-ci !
Gorgée de sève et de trilles,
revit la haie de charmille
dans le rire de Printemps.
Toi Hiver, tu déshabilles
les arbres que tu houspilles,
vas-t'en tu n'es qu'un méchant !
revit la haie de charmille
dans le rire de Printemps.
Toi Hiver, tu déshabilles
les arbres que tu houspilles,
vas-t'en tu n'es qu'un méchant !
de Jean-Luc Aotret
Tendez vos plumes au soleil du printemps en vous rappelant les frimas de l'hiver et prononcez vos sentences poétiques en vrais "robins* des bois" !...
Ce jeu durera jusqu'à la quasimodo, date à compter de laquelle quelques anamzeriens réfléchiront à une façon originale de publier vos oeuvres.
Vous êtes bien entendu instamment conviés à laisser vos appréciations dans les commentaires.
*sobriquet moyenâgeux pour les hommes de robe, autrement dit les magistrats.








