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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 00:23
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Ô si chère de loin et proche et blanche, si
Délicieusement toi, Méry, que je songe
À quelque baume rare émané par mensonge
Sur aucun bouquetier de cristal obscurci

Le sais-tu, oui ! pour moi voici des ans, voici
Toujours que ton sourire éblouissant prolonge
La même rose avec son bel été qui plonge
Dans autrefois et puis dans le futur aussi.

Mon cœur qui dans les nuits parfois cherche à s’entendre
Ou de quel dernier mot t’appeler le plus tendre
S’exalte en celui rien que chuchoté de sœur

N’était, très grand trésor et tête si petite,
Que tu m’enseignes bien toute une autre douceur
Tout bas par le baiser seul dans tes cheveux dite.

Stéphane MALLARME (1842-1898) 
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commentaires

N
une rose qaui fane séduit encore notre  âme
Répondre
C
D'accord avec Sélène et Chantal. Un seul regard sur ces roses et tout embaume...L'illustration de ce poème est vraiment magnifique. Il a la saveur des belles choses surannées.C'est la magie du photographe alliée à la beauté des vers de Mallarmé
Répondre
C
Oui Sélène,  le parfum  est présent, et le texte joliment tourné....Merci Bon après midi  à toutes et tous
Répondre
S
je crois pouvoir humer le parfum de ces belles roses anciennes , photo cueillie à Chinon
Répondre

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