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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 00:19

tn Nizoncalvaire de Nizon photo Jalm cliquez sur l'image

 

Le prodige de ce grand départ céleste, qu'on appelle la mort, c'est que ceux qui partent ne s'éloignent point. Ils sont dans un monde de clarté, mais ils assistent, témoins attendris, à notre monde de ténèbres. Ils sont en haut et tout près. Oh ! qui que vous soyez, qui avez vu s'évanouir dans la tombe un être cher, ne vous croyez pas quitté par lui. Il est à côté de vous plus que jamais. La beauté de la mort, c'est la présence : présence inexprimable des âmes aimés, souriant à nos yeux en larmes. L'être pleuré est disparu, non parti. Nous n'apercevons plus son doux visage ; nous nous sentons sous ses ailes... Les morts sont les invisibles, mais ils ne sont pas les absents.


Extraits du discours de Victor Hugo sur la tombe de la fiancée de son deuxième fils.

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commentaires

A
<br /> <br /> Merci à Victor Hugo qui a su si bien décrire l'âme humaine dans ses débordements de douleur et de passion!<br /> <br /> <br /> Merci Claudie pour avoir pensé à nous rappeler ces superbes lignes qui dépeignent si douloureusement l'amour paternel endeuillé!<br /> <br /> <br /> Bises d'Annie. <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Bonjour,<br /> <br /> <br /> Un texte magnifique s'il en est, et très vrai aussi (tant que la mémoire garde au coeur).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Victor Hugo a écrit des choses si vraies et si belles sur le caractère invisible mais si présent des êtres disparus.<br /> <br /> <br /> Ce poème, extrait des Contemplations, est aussi beau qu'émouvant.<br /> <br /> <br /> Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,<br /> Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.<br /> J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.<br /> Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.<br /> <br /> <br /> Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,<br /> Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,<br /> Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,<br /> Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.<br /> <br /> <br /> Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,<br /> Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,<br /> Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe<br /> Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.<br /> <br /> <br /> 3 septembre 1847.<br /> <br /> <br /> Victor Hugo (1802-1885), Les Contemplations<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> le texte de Victor Hugo est magnifique, texte puissant d'un visionnaire<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Montante ou descendante, la lune est toujours la lune (Thich Nhât Hanh, Il n'y a ni mort ni peur, Ed La Table Ronde, 2002, p. 59).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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