La rime coupée est un procédé qu'utilisaient déjà les troubadours dans leur poésie médiévale. Il consiste à aller chercher la rime à l'intérieur du mot et pour cela, n'hésite pas à le couper. Georges Brassens a très souvent utilisé cette rime, comme dans ce refrain tiré de sa célèbre chanson "la non demande en mariage" :
J'ai l'honneur de
Ne pas te de-
mander ta main
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D'un parchemin
Je vous propose donc à l'occasion de cette nouvelle "saint Valentin" de nous inspirer de ce procédé ainsi que de la prosodie du refrain de maître Georges pour écrire des "valentins" ces petits épigrammes imaginés par les amoureux pour leurs amoureuses ou l'inverse.
règle : dans le genre "valentin" composez un sizain (strophe de six vers) de tétrasyllabes (vers de quatre pieds) sur 3 rimes disposées de la manière suivantes : aabccb. Glissez-y où bon vous semble le nom "Cupidon", faites en sorte qu'il y ait au moins une rime coupée et vous obtiendrez un petit épigramme que j'appellerais bien un "coupidon" comme celui-ci :
Cupidon et Psyché par François Pascal Simon Gérard, cliquez sur l'image
Cupidon s'en-
vole et se ment.
L'amour n'a pas
envie de cou-
per ce que nous
tressions déjà.
de Jean-Luc Aotret
De vos plumes coupez donc dans le vif du coeur des mots pour nous réjouir de vos sujets amoureux. Vous êtes bien entendu instamment conviés à glisser vos créations et vos appréciations dans les commentaires.








