17 août 2014
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La prairie, comme un brasier bleu, chante et fourmille
dans l'ombre enchevêtrée des reines-marguerites
qui font penser aux jeunes filles, le dimanche,
dans le tulle empesé de leurs roses chairs blanches.
La prairie luit. Les boutons d'or furent cueillis
à l'heure où quelque fils, maudit par son grand-père,
partit en arrachant les âmes de sa mère
et de sa fiancée confuse en robe claire.
Et les coquelicots s'envolent peu à peu,
coeurs noirs désabusés dans leurs robes de feu.
Le bout d'aile de l'univers touche la pierre,
où dort un fruit de l'éternel cadran solaire,
sous le leycestria, sous le magnolia,
sous le faux-pistachier, et le pompadoura.
Un coq semble à tue-tête appeler un passé
où, dans le soleil fou qui distendait l'azur
ainsi qu'un tambour bleu qui va crever, dansait
l'indécise ombre d'une silhouette pure.
Poèmes inédits ou isolés
dans l'ombre enchevêtrée des reines-marguerites
qui font penser aux jeunes filles, le dimanche,
dans le tulle empesé de leurs roses chairs blanches.
La prairie luit. Les boutons d'or furent cueillis
à l'heure où quelque fils, maudit par son grand-père,
partit en arrachant les âmes de sa mère
et de sa fiancée confuse en robe claire.
Et les coquelicots s'envolent peu à peu,
coeurs noirs désabusés dans leurs robes de feu.
Le bout d'aile de l'univers touche la pierre,
où dort un fruit de l'éternel cadran solaire,
sous le leycestria, sous le magnolia,
sous le faux-pistachier, et le pompadoura.
Un coq semble à tue-tête appeler un passé
où, dans le soleil fou qui distendait l'azur
ainsi qu'un tambour bleu qui va crever, dansait
l'indécise ombre d'une silhouette pure.
Poèmes inédits ou isolés
Œuvre poétique complète - édition 2006








