10 mars 2010
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C’est le matin. A la fenêtre grande ouverte
Tu viens respirer l’air de la ramure verte,
Et tes yeux sont encore imprégnés de sommeil.
Aussi, pour les garder des baisers du soleil,
As-tu mis sur ta tête un grand chapeau de paille.
Quel chapeau merveilleux, étrange ! une broussaille
De rubans clairs, de fleurs folles s’ébouriffant,
Une nimbes de féerie à ton minois d’enfant.
Pour goûter la fraîcheur du jour tu te recueilles.
Tous les petits oiseaux dans leurs maisons de feuilles
Redoublent de chansons et de cris éclatants
A voir s’épanouir en toi tout le printemps.
Moi j’admire, dans la fenêtre grande ouverte,
Le bouquet chaud que mêle à la ramure verte
Ton chapeau d’arc-en-ciel, jardin des sept couleurs,
Tout fleuri de rubans, tout rubané de fleurs.
Jean Richepin (1849-1926)
Tu viens respirer l’air de la ramure verte,
Et tes yeux sont encore imprégnés de sommeil.
Aussi, pour les garder des baisers du soleil,
As-tu mis sur ta tête un grand chapeau de paille.
Quel chapeau merveilleux, étrange ! une broussaille
De rubans clairs, de fleurs folles s’ébouriffant,
Une nimbes de féerie à ton minois d’enfant.
Pour goûter la fraîcheur du jour tu te recueilles.
Tous les petits oiseaux dans leurs maisons de feuilles
Redoublent de chansons et de cris éclatants
A voir s’épanouir en toi tout le printemps.
Moi j’admire, dans la fenêtre grande ouverte,
Le bouquet chaud que mêle à la ramure verte
Ton chapeau d’arc-en-ciel, jardin des sept couleurs,
Tout fleuri de rubans, tout rubané de fleurs.
Jean Richepin (1849-1926)








