4 juillet 2013
4
04
/07
/juillet
/2013
00:31
les alyscamps par Van Gogh, cliquez sur l"image
Nocturne.
O mer, toi que je sens frémir
à travers la nuit creuse,
comme le sein d’une amoureuse
qui ne peut pas dormir ;
le vent lourd frappe la falaise…
quoi ! Si le chant moqueur
d’une sirène est dans mon cœur —
O cœur, divin malaise.
Quoi, plus de larmes, ni d’avoir
personne qui vous plaigne…
tout bas, comme d’un flanc qui saigne,
il s’est mis à pleuvoir.
Paul-Jean Toulet
Les Contrerimes : poèmes
Édition Émile-Paul frères, 1929








