
Via Lemovicensis photo OB
Lorsque le soleil pâle décline à l'horizon
Et donne à la nature des coloris cendrés
La terre alors exhale ses humeurs ambrées
Le chemin du retour n'est jamais assez long
Le matin fut si doux sous les arbres dorés
Berçant tes rêves fous au gré de son feuillage
Emportant dans le vent les espoirs sans âge
Qui emplissent ton âme jusqu'à en éclater
Comment ne pas aimer la Vie qui de partout t'appelle,
Dans la graminée blonde s'égrenant sous tes doigts
Dans la bruyère violine qui chaque année flamboie
Promesses des retours et de forces nouvelles.
Au fil de la journée la chaleur enivrante
S'est posée sur ton coeur comme une brassée d'ajoncs
Aux saveurs mélangées, tendres et piquantes,
Comment ne pas brûler d'amour plus que raison
Vivre pleinement le songe, jusqu'à ne plus faire qu'un
Avec le chêne altier où coule, telle dans tes veines
Une sève d'éternité aux couleurs humaines
Le sentir comme un frère qui t'accueille en son sein
Ne pas briser le charme et le soir arrivant
Tu revois en silence chaque instant de ce jour
Les larmes retenues, de joie ou de tourment,
Il n'est pas assez long, le chemin du retour.
Chantal







