à l'occasion d'une escapade à Nice, la semaine dernière, j'ai glané le texte d'un auteur né une année en 7 :

O tu, la miéu bella Nissa
Coura voli emb'au pensié,
Dapé de li tiéu taulissa
Tra li rega d'oulivié.
Lou couor palpita de plési
E mille dous souveni
Mi rappellon lu bei an
Qu'èri enfan ;
Coura courii per lu prat
E sautavi lu valat
Coum'un pichoun devagat.
L'aubre flourit, un parpaioun,
O lou chièu-chièu d'un passeroun
Mi rendion tant countènt :
Eri gai, san e riènt.
O bei tem, o bella Nissa
A tu voli emb'au pensié,
Saludi li tiéu taulissa,
Lu tiéu bei pourtegalié.
Ô toi, ma belle Nice
Quand je vole par la pensée,
Près de tes toits
Entre les rangées d'oliviers.
Le cœur palpite de plaisir
Et mille doux souvenirs
Me rappellent les belles années
Quand j'étais enfant ;
Quand je courais par les prés
Et sautais les ruisseaux
Comme un petit dissipé.
L'arbre fleuri, un papillon,
Ou le cui-cui d'un passereau
Me rendaient tellement content :
J'étais gai, sain et riant.
Ô beaux temps, ô belle Nice
À toi je vole par la pensée,
Je salue tes toits,
Tes beaux orangers.
extrait de "La miéu bella Nissa"
(Ma belle Nice)
Eugène Emanuel (1817-1880)







