16 juillet 2006
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Ô ce travail farouche, âpre, tenace, austère,
Sur les plaines, parmi les mers, au cœur des monts,
Serrant ses nœuds partout et rivant ses chaînons
De l'un à l'autre bout des pays de la terre !
Ô ces gestes hardis, dans l'ombre ou la clarté.
Ces bras toujours ardents et ces mains jamais lasses.
Ces bras, ces mains unis à travers les espaces
Pour imprimer quand même à l'univers dompté
La marque de l'étreinte et de la force humaines
Et recréer les monts et les mers et les plaines,
D'après une autre volonté.
Sur les plaines, parmi les mers, au cœur des monts,
Serrant ses nœuds partout et rivant ses chaînons
De l'un à l'autre bout des pays de la terre !
Ô ces gestes hardis, dans l'ombre ou la clarté.
Ces bras toujours ardents et ces mains jamais lasses.
Ces bras, ces mains unis à travers les espaces
Pour imprimer quand même à l'univers dompté
La marque de l'étreinte et de la force humaines
Et recréer les monts et les mers et les plaines,
D'après une autre volonté.
Emile Verhaeren « l’effort » La Multiple Splendeur 1902
à la veille de rejoindre des amis le long du canal de Nantes à Brest, voici une exergue poétique glanée sur "la Bretagne des Canaux" de Kader Benferhat et Hervé Ronné aux éditions Ouest-France







