10 mai 2009
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Le dragon (du grec drakon), animal fabuleux et totem celte du 1er mai (début de l'été), se confond avec le serpent primordial symbolisant le renouvellement cyclique. A ce titre, il est opposé à de nombreux héros et saints sauroctones qui tel saint Georges, au printemps, le chasse pour que débute la saison sèche. C'est là sans doute, outre le triomphe de la foi sur le paganisme, l'explication de sa présence, pendant des siècles, sous forme d'un mannequin d'osier, dans les défilés des rogations (du latin rogare : prier) précédant la fête de l'ascension. En effet, fondées par saint Mamert (un des trois saints de glace) au Vème siècle, ces processions avaient pour but de garantir des conditions météorologiques favorables aux récoltes en enchaînant le monstre par le sortilège de prières incantatoires comme l'eussent fait nos saints bretons Armel, Pol ou Tugdual en brandissant leur étole.
Par ailleurs, la concaténation (du latin cum "avec" et catena "chaîne") est une figure de style poétique qui consiste à enchaîner plusieurs propositions en reprenant l'un des derniers mots de la proposition précédente afin de réaliser, souvent avec graduation, une suite logique comme l'illustre parfaitement ce quatrain de Joachim du Bellay tiré des "Antiquités de Rome" :
A la veille de la saint Mamert, je vous propose donc de vous amuser en créant, à partir de cette figure stylistique, une formule poétique capable de lier le dragon pour que vienne l'été.
règle : composez un quatrain d'alexandrins sur deux rimes croisées ou embrassées en lui donnant la forme d'une concaténation. Glissez-y où vous voulez le mot "dragon" et vous obtiendrez ce que j'appellerais bien un "drakoncaténé" comme celui-ci,
Face aux obscures nuées, sachez enchaîner vos vers et vos rimes pour chasser l'haleine fétide du dragon par le sortilège de votre poésie.
Par ailleurs, la concaténation (du latin cum "avec" et catena "chaîne") est une figure de style poétique qui consiste à enchaîner plusieurs propositions en reprenant l'un des derniers mots de la proposition précédente afin de réaliser, souvent avec graduation, une suite logique comme l'illustre parfaitement ce quatrain de Joachim du Bellay tiré des "Antiquités de Rome" :
« Comme le champ semé en verdure foisonne,
De verdure se hausse en tuyau verdissant,
Du tuyau se hérisse en épi florissant,
D’épi jaunit en grain, que le chaud assaisonne : »
De verdure se hausse en tuyau verdissant,
Du tuyau se hérisse en épi florissant,
D’épi jaunit en grain, que le chaud assaisonne : »
A la veille de la saint Mamert, je vous propose donc de vous amuser en créant, à partir de cette figure stylistique, une formule poétique capable de lier le dragon pour que vienne l'été.
règle : composez un quatrain d'alexandrins sur deux rimes croisées ou embrassées en lui donnant la forme d'une concaténation. Glissez-y où vous voulez le mot "dragon" et vous obtiendrez ce que j'appellerais bien un "drakoncaténé" comme celui-ci,
Dans le sombre courant il hante la rivière,
La rivière gonfle de son souffle puissant,
Ce souffle de dragon qui crache sa colère,
Orageuse colère appaisée par l'orant.
de Jean-Luc Aotret
La rivière gonfle de son souffle puissant,
Ce souffle de dragon qui crache sa colère,
Orageuse colère appaisée par l'orant.
de Jean-Luc Aotret
Face aux obscures nuées, sachez enchaîner vos vers et vos rimes pour chasser l'haleine fétide du dragon par le sortilège de votre poésie.
Ce jeu durera jusqu'à la fin mai, date à compter de laquelle quelques anamzeriens réfléchiront à une façon originale de publier vos oeuvres.
Vous êtes bien entendu instamment conviés à laisser vos appréciations dans les commentaires.
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