15 septembre 2008
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Le tanka est un petit poème japonais médiéval sans rime basé sur l'observation, à ce titre il est considéré comme l'ancêtre du haïku. Il est composé de cinq vers dont le nombre de pieds est respectivement 5,7,5,7 et 7. Traitant d'un seul sujet, les trois premiers vers évoquent une image naturelle alors que les deux derniers expriment un sentiment lié à cette évocation. Introduit en France dès le début du XXème siècle, le tanka a trouvé dans les cercles littéraires plusieurs émules qui ont su lui donner ses lettres de noblesses francophones, en voici pour preuve un tanka de la poète Jehanne Grandjean tiré du recueil Shiragiku paru chez Atami en 1963 :
Je vous invite, en vue d'animer poétiquement le prochain salon du livre du Relecq-Kerhuon dont le thème est "l'art du bonheur", à vous amuser en vous inspirant de cette forme fixe issue de la poésie nippone. Toutefois, afin de rester au plus près d'un certaine sérénité liée à la thématique, je vous propose d'adapter la règle de la manière suivante :
extrait d'une estampe d'Utagawa Kuniyoshi (1798-1861)
pour découvrir l'estampe japonaise cliquez sur le chat
règle : composez un quintil (strophe de cinq vers) avec ou sans rime dont le mètre (nombre de pieds) des vers alterne ainsi : 5,7,5,7,7. Glissez dans l'un des deux derniers vers l'adjectif "content(e)" et vous obtiendrez ce que j'appellerais bien un CONTANKA comme celui-ci :
Ce jeu durera jusqu'au 30 septembre, date à compter de laquelle un jury de représentants d'An Amzer Poésies statuera pour désigner le lauréat dont le contaka servira à illustrer d'une manière ou d'une autre le salon du liivre 2008 du Relecq-Kerhuon.
Vous êtes également instamment conviés à laisser vos appréciations dans les commentaires.
Trois pauvres abeilles
Se traînent péniblement
Sous le vent glacé...
D’un pied cruel, une femme
Les écrase sans pitié.
Se traînent péniblement
Sous le vent glacé...
D’un pied cruel, une femme
Les écrase sans pitié.
Je vous invite, en vue d'animer poétiquement le prochain salon du livre du Relecq-Kerhuon dont le thème est "l'art du bonheur", à vous amuser en vous inspirant de cette forme fixe issue de la poésie nippone. Toutefois, afin de rester au plus près d'un certaine sérénité liée à la thématique, je vous propose d'adapter la règle de la manière suivante :
extrait d'une estampe d'Utagawa Kuniyoshi (1798-1861)pour découvrir l'estampe japonaise cliquez sur le chat
règle : composez un quintil (strophe de cinq vers) avec ou sans rime dont le mètre (nombre de pieds) des vers alterne ainsi : 5,7,5,7,7. Glissez dans l'un des deux derniers vers l'adjectif "content(e)" et vous obtiendrez ce que j'appellerais bien un CONTANKA comme celui-ci :
L'eau du ru rigole,
éclabousse les fougères
et la demoiselle.
Content qu'à chanter la vie,
je vais par monts et par mots.
de Jean-Luc Aotret
Prenez la posture du lotus et méditez suffisamment afin d'être à même de composer le Contanka qui comblera de bonheur vos lecteurs...à glisser dans les commentaires comme d'habitude.éclabousse les fougères
et la demoiselle.
Content qu'à chanter la vie,
je vais par monts et par mots.
de Jean-Luc Aotret
Chaque CONTANKA sera accompagné de ce que je nommerais bien un HAIGATTO, du japonais HAIGA (peinture naïve cohabitant avec la calligraphie d’un Haïku) et de l'italien GATTO (chat). Les "haïgatti" sont extraits d'une estampe d'Utagawa Kuniyoshi (1798-1861) : "Chats suggérés par les 53 stations du Tokaido"
Ce jeu durera jusqu'au 30 septembre, date à compter de laquelle un jury de représentants d'An Amzer Poésies statuera pour désigner le lauréat dont le contaka servira à illustrer d'une manière ou d'une autre le salon du liivre 2008 du Relecq-Kerhuon.
Vous êtes également instamment conviés à laisser vos appréciations dans les commentaires.







