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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 00:15
Texte glané aux Collettes, la maison de Pierre Auguste Renoir à Cagnes sur Mer :
undefinedLes Collettes photo Jalm

Tu forces des chemins
qu'aussitôt tu refermes
ou détournes
et rageusement
tu te cherches, tu sculptes tes formes,
torrent d'écorce aux vagues sans cesse renouées.
Prométhée suplicié par lui-même
tu crées la vie, tu crées le feu
de la terre et du ciel
dans le chaos ordonné de tes formes,
arbre d'humanité,
arbre où se mire l'homme.

René Latapie
extrait de "Les Oliviers de Renoir" Editions L’Ormaie
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commentaires

D
Force et douceur, l'Arbre dans sa toute magnificence...                      "Arbre où se mire l'homme"...          Texte et photo si bien choisis.. Merci Jalm et René Latapie.
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Ó
Sur ce beau blog breton: http://yann1.typepad.com/blogyann/2008/02/korf-gwez.htmlil est justement question de l'arbre et de sa parenté avec l'homme... doit-on parler du tronc de l'arbre, ou bien du corps de l'arbre?Les arbres nous parlent de mille manières et à maints niveaux.Ils nous infusent de leur sérénité et nous reflètent.Les oliviers millénaires, justement, prolifèrent en agrandissant leurs cercles. Leur écorce est vive et mouvante comme un torrent.Magie pure... Les druides en savaient quelque chose.
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C
On voit ici les amoureux des arbres : il est vrai qu'au domaine Renoir les oliviers sont particulièrement heureux et donc encore plus beaux ( ta photo en témoigne d'ailleurs très bien mon cher Jalm )Le texte est fort  bien choisi également, quant au commentaire de Sélène, que je remercie, il traduit  ma révolte devant ces arbres étouffant dans nos villes...Mais qui saurait se passer de ce torrent d'écorce ?
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S
Ils sont libres et peuvent donc s'épanouir ces oliviers avec le temps contrairement aux arbres prisonniers dans les villes comme l'avait dénoncé et regretté Colette (voir en lien : Musique des mots)  dans ce qu'elle a nommé un haik'arbre :"Encagés d'asphalte,les oliviers citadinssculptent nos regrets"
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