Peinture de cerf par Anton Weinberger 1898, cliquez sur les liens :
Dans la mythologie celtique, le cerf (élaphe en grec et karo en breton) représente le dieu cornu celte "Kernunos" qui préside au renouveau cyclique de la nature et à la vie dans l'autre monde. Il est associé au 1er novembre et à la fête de Samain. On retrouve l'évocation de cet animal dans le premier quatrain du poème "la solitude" de Théophile de Viau (1590-1626) :
Dans ce val solitaire et sombre
Le cerf qui brame au bruit de l’eau,
Penchant ses yeux dans un ruisseau,
S’amuse à regarder son ombre.
Cette strophe illustre bien le procédé d'enrichissement de la fin du premier et du quatrième vers par une rime dérivative faisant rimer des mots de même racine. Par ailleurs, ce texte n'est pas sans rappeler le chant du psalmiste :
"Comme le cerf brame sur les eaux des ruisseaux,... " ps 42
En cette période d'automne précédant la fête celte de Samain, je vous propose donc de nous amuser à créer des petits poèmes sur cette thématique du Cerf qui cherche à se désaltérer, en nous inspirant de la prosodie de Théophile.
règle : composez, sur le thème du Cerf assoiffé, un quatrain (strophe de quatre vers) d'octosyllabes (vers de huit pieds) rimé de la manière suivante : abba, avec au moins une rime dérivative. Glissez-y, où vous voulez, les mots "cerf" et "eau". Vous obtiendrez alors un petit poème que j'appellerais bien un "élafsoifé" comme celui-ci :
Parmi les arbrisseaux bruissant,
Le cerf, découvrant le ruisseau,
S'alarme sur l'absence d'eau
Et lance un long brame bruyant.
de Jean-Luc Aotret
Trempez votre plume dans une corne d'encre pour nous écrire des quatrains pleins de bruissements d'eau et de brames de cerf. Vous êtes, bien entendu, instamment conviés à glisser vos créations et vos appréciations dans les commentaires.
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