cabane dans le bois des sables rouges au Relecq-Kerhuon, photo Jalm. Cliquez sur les liens.
L'anaphore est une technique poétique basée sur la répétition d'un groupe de mots ou d'un mot en tête de vers comme le "que" dans la strophe suivante du poème "Le château-fort" de Victor Hugo :
Engloutis cet écueil ! que ta vague l'efface
Et sur son front perdu toujours passe et repasse !
Que l'algue aux verts cheveux dégrade ses contours !
Que, sur son flanc couché, dans ton lit sombre il dorme !
Qu'on n'y distingue plus sa forteresse informe !
Que chaque flot emporte une pierre à ses tours !
La cabane est un abri bâti de manière rudimentaire qui une fois investi par des enfants deviendra vite, dans leur imaginaire, un fort à défendre contre moult ennemis.
Pour ce premier jeu d'automne, je vous propose donc de nous amuser en composant des petits poèmes sur la thématique de la cabane qui devient château-fort en s'inspirant de la prosodie d'Hugo.
règle : sur le thème susvisé, composez un sizain (strophe de six vers) d'alexandrins (vers de douze pieds avec une césure à la moitié du vers) sur trois rimes disposées de la manière suivante : a,a,b,c,c,b. Faites en sorte que les quatre derniers vers commence par une anaphore et glissez-y où vous voulez les mots "cabane" et "fort". Vous obtiendrez ainsi un petit poème que j'appellerais bien une "cabanafort" comme celle-ci :
La cabane a surgit au détour du sentier,
Humble et ancien abri d'un pauvre sabotier.
Elle est de branches faite autour d'un sycomore,
Elle a donc un donjon, du moins on l'imagine.
Elle héberge, aujourd'hui, une garde enfantine,
Elle est le fort vainqueur de tous les matamores.
de Jean-Luc Aotret
Saisissez votre plume telle une hallebarde pour garder la cabane, château-fort imaginaire de votre inspiration. Vous êtes bien entendu instamment conviés à glisser vos créations et vos appréciations dans les commentaires.
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