La soeur aînée de William Bouguereau musée des beaux-arts de Houston, cliquez sur les liens
Il est là, bien ancré, au fond de ma mémoire,
Ce magnifique carrosse drapé de blanc,
Des plumeaux aériens, splendides accessoires,
Ebrouant à l’envi, leur pleurs ruisselant.
Deux chevaux harnachés piaffant d’impatience,
Un homme déposant, délicat, sur le seuil,
Une boîte fleurie aux cent lys de l’absence,
Et ma mère pleurant sous son voile de deuil.
Cortège s’ébranlant, laissant un vide étrange,
Et moi qui reste là, du haut de mes six ans,
Germaine est repartie, disparu mon bel ange,
Elle repose en paix et pour la nuit des temps.
Quand le doute parfois me submerge et me hante
Je me demande, inquiète, a-t-elle su vraiment
Retrouver ce chemin dans sa jeune tourmente,
Chemin qui mène droit au cœur du firmament !...
Annie Avril








