Lors de notre précédent jeu "La girouette" de juillet 2009, je vous indiquait que le terme girouette provenait d'un croisement entre le verbe "girer" (tourner) et le mot pirouette (toupie en vieux français). D'ailleurs, Robert Desnos fait cohabiter les deux termes dans la strophe suivante de son poème "La Girafe" tiré du recueil "Chantefables" :
Et l’hirondelle pirouette,
Vent du sud et vent de l’est,
En été sur les girouettes,
Vent du nord et vent de l’ouest.
Toutefois, une autre étymologie ferait descendre le terme du vieil islandais "veðr-viti" signifiant « indicateur du temps ». Le mot est ensuite attesté en normand du moyen âge sous la forme "virevite" à l'origine du terme dialectal "verguillon". Je vous propose donc, cet été, de nous inspirer à nouveau de la girouette, mais sous son vocable normand de "verguillon", pour composer des petits poèmes en reprenant la prosodie Desnossienne.
règle : composer un quatrain (strophe de quatre vers sur deux rimes alternées abab) hétérométrique alternant octosyllabes et heptasyllabes. Glissez-y où vous voulez le mot "verguillon" et vous obtiendrez une forme poétique que je baptiserais bien tout simplement "Le verguillon" comme celui-ci :
il a ferré un grand gardon
le vieux pêcheur dans sa lasse
allant au gré du verguillon
jamais cela ne le lasse
de Jean-Luc Aotret
A vos plumes les poètes pour vous laisser porter par tous ces vents qui affolent nos chers verguillons.
Vous êtes bien entendu instamment conviés à laisser vos contributions et vos appréciations dans les commentaires.








