Comme une halte sur la mer
Une escale dans le grand bleu,
L’immobile vaisseau de pierre
Qui rêve de voguer un peu.
Comme voilure une montagne
En suspens sur des galets bruns,
Drape la côte avec un pagne
En tissu de volcan éteint.
Comme fanion, une éolienne
En pavois sous le vent d’Egée,
A contre-courant, à l’ancienne
Electrise l’éternité.
Comme en bord de route, un autel
Une chapelle de poupée,
A la mémoire fait appel
Pour une âme à sauvegarder.
Comme le temps en somnolence
Invite à la pause en chemin,
Un âne pris dans l’indolence
Retient son pas au lendemain.
Comme un vieil homme sur la selle
Qui va l’amble en douce cadence,
Ici personne n’étincelle
Sous le ciel en incandescence.
Comme une plage sous l’ombrelle
Comme un lagon sous l’olivier,
Comme une lumière irréelle
Comme un Eden imaginé.
Jacques Premel-Cabic
Membre de l'Association AN AMZER POESIE








