C’est un même océan qui coule dans leurs veines
Entrechoc de rochers également aimés
Hoëdic et Ouessant, mes deux îles, mes deux reines,
En mon âme palpitent deux maternités !
Il y a de cela quelque marée lointaine
Où mes yeux ont uni en un même horizon,
Leurs exils entourés d’une mer souveraine,
Pour baigner de tendresse leurs cœurs à l’unisson.
Point de basses rancoeurs, point de jalousies vaines,
Pourtant mes père et mère ont parfois comparé
Leurs deux vierges beautés, leurs reines souveraines
Pour les porter aux nues, les mieux encenser!
Quel étrange destin, du sort quelle ironie,
Deux îles égarées au fond d’un océan,
D’où naît un seul amour qui me donna la vie,
Ouessant et Hoëdic, Hoëdic et Ouessant !...
Annie Avril. Juin 2010.
Membre de l'Association AN AMZER POESIE








