Palmier Phoenix canariensis au jardin Georges Delaselle sur l'île de Batz, cliquez sur les liens
Le palmier, à l'instar de nos buis et autres lauriers toujours verts, est un arbre symbole de régénérescence et d'immortalité. La palme des martyrs n'a pas d'autre signification. Il est aussi pour nous, aujourd'hui, un clin d'oeil des tropiques et le rappel d'un éternel été. Paul Valéry l'a superbement chanté dans son long et magnifique poème "Palme" dont voici la première strophe :
De sa grâce redoutable
Voilant à peine l’éclat,
Un ange met sur ma table
Le pain tendre, le lait plat ;
Il me fait de la paupière
Le signe d’une prière
Qui parle à ma vision:
-Calme, calme, reste calme !
Connais le poids d’une palme
Portant sa profusion !
Durant toute cette nouvelle période estivale, propice à visiter quelques jardins exotiques, je vous propose de nous amuser à écrire des petits poèmes sur le thème du palmier en nous inspirant d'une partie de la prosodie de Valéry et, notamment, en utilisant l'heptasyllabe, vers impair cher à Aragon dans "la rose et le réséda".
règle : composez un septain (strophe de sept vers) d'heptasyllabes (vers de sept pieds) qui, avec l'arrangement de rimes suivant : ababccb, s'appelle "septain romantique" (en mémoire d'Alfred de Vigny qui en composait). Glissez-y où vous voulez les mots "palmier" ou "palme" et vous obtiendrez un petit texte que j'appellerais bien un "Palmimpair" comme celui-ci :
A l'orient de l'île, il est
l'arbre de vie d'un ancien
cimetière marin fait
de sépulcres sans gardien.
Phénix d'un nouvel Eden,
là, le palmier croît sans peine
au jardin qui est le sien.
de Jean-Luc Aotret
Sachez effeuiller les palmes de vos plumes pour nous faire voyager poétiquement à l'ombre d'un éternel été. Vous êtes bien entendu instamment conviés à glisser vos créations et vos appréciations dans les commentaires.








